Le Rhône

Le Rhône. Rien que ce nom est impressionnant. Il nous laisse immaginer un grand fleuve, puissant et tourmenté. Cela peut-être vrai, come le contraire.

Nous avions découvert le Rhône il y a quelques années, pour une escapade jusqu'à Roche Condrieu et ce fut sans histoire. En 2016 il en fut tout autre. Dès notre arrivée à Lyon le grand fleuve était totalement fermé à la navigation pour cause de crue. Il chariait 3'850m3/sec.  Nous avons du attendre une semaine avant de pouvoir partir vers l'aval. C'est avec un débit de 2'600m3/sec que nous avons entrepris notre descente. Aucun problème aux écluses qui sont très confortables tant à la descente qu'à la montée. Il y a parfois un peu d'attente à cause des commerces prioritaires, ce qui est normal car ils travaillent, eux. La vitesse était impressionant, car à 1'100t/min. au moteur, nous avaçions à 20km/h. A notre arrivée à Roche Condrieu que nous connaissions déjà, nous savions qu'il ne fallait pas aller au quai d'accueil, car il y a trop de remous et l'acostage est difficile. Nous avions téléphoné à la capitainerie qui nous avais réservé une bonne place libre.  Létape suivante était le début de la découverte. Il faut vraiment faire attention de programmer ses navigations, car les possibilités d'acostage sont rares. Nous nous sommes arrêtés à Tournon (pas beaucoup de place), puis à  Valence Epervière. Là avec le courant l'entrée du port est rapide et il ne faut pas se louper, mais il y a de la place pour nous. L'inconvénient de ce port est qu'il est loin de la ville, mais il y a des bus. Ensuite vers l'aval il n'y a plus de possibilités de s'arrêter (sauf aux écluses = tolérés), si bien que nous avons avancé jusqu'à Saint-Etienne de Sorts, où il n'y a que deux places, bien exposées au courant. Ca va pour une nuit. Puis direction Avignon. Cette grande ville n'a pas de port, mais un quai bien occupé, de plus s'il y a le festival. Ici l'amarrage à couple est quasiment condition sine qua non. L'avantage est qu'on se trouve en centre ville. Et ça vaut la peine. Depuis Avignon nous avons rejoint Arles, toujours avec beaucoup d'eau et de courant.  Là, la HONTE pour cette ville touristique qui n'a aucune place prévue pour les plaisanciers!!! Si bien que nous avons fait demi tours pour remonter vers le Petit-Rhône 4 km en amont. Nous avons fait presque une heures face au courant, puis avons bifurqué dans ce bras du Rhône, direction Saint Gilles.

A la remonte, le courant était tombé à 925m3/sec, et ce fut plus aisé. De Saint Gilles, nous somme remonté jusqu'à Avignon (longue journée, à contre courant et attente de plus d'une heure à l'écluse de Beaucaire). A nouveau à Avignon nous avons laissé le bateau pour un mois pour une escale technique moteur.   Avec un moteur neuf, nous avons repris la montée. Quel bonheur, quand on a pas d'inquiétude. Même si en certain endroit le courant est un peu plus fort, il suffit de pousser la manette des gaz à 2400t/min et ça avance bien. A nouveau, faute d'escales possibles les journées de navigation sont un peu longues. L'escale nous amena à Cruas, puis Valence, puis Ampuis et Lyon.

Les possibilité aisées pour les plein de carburant pour un bateau de 15m sont Lyon, Valence Epervière, Avignon (accès difficile), puis Saint Gilles. Les prix des stationnements augmentent plus on va vers le sud. Cela va de 7euros sur la Saône jusqu'à 85 euros à Sète.

Nous avons aimé naviguer sur ce fleuve. Nous aimerions bien aussi le remonter un jour jusqu'à Seyssel, mais cela est une autre histoire (voir Blog 161202 : navigation sur le Haut Rhône).

 

 

 

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