Anées après années

2017

(Chronologie du plus ancien au plus récent)

Remarque générale 2017 : Pour naviguer sur le Rhône, il est important d'avoir un bateau en état, et avec un peu de chevaux dans le moteur. Les étapes sont parfois longues, car il y a peu d'endroits où s'arrêter. Il semblerait que les collectivités régionales prennent en compte l'importance de la navigation de plaisance. Le port de Vivier est à nouveau accessible, ce qui est important car entre Valence et Avignon, il y a peu de haltes. Il semblerait également que ce port ait un projet d'agrandissement qui devrait s'exécuter cet hiver. Le port de Valence est bien entretenu, dragué et régulièrement débarrassé de ses algues. Le port d'Avignon se trouve au quai de commerce, et le personnel se démène pour trouver de la place. Il semblerait encore que cette ville ait un grand projet de nouveau port, dans la pointe de jonction des deux Rhônes d'Avignon, avec une navette fluviale pour relier le port à la ville. Quant à Arles, c'est la désolation, il est quasiment impossible de s'y arrêter. Quant au port de la Confluencede Lyon, c'est un must, mais trop petit déjà ...

La coexistence avec les bateaux hôtel et les commerce se passe très bien. Ils sont prioritaires et cela se respecte. Nous avons croisé quelques Freycinet, et il semblerait qu'il y ait un petit regain d'activité pour ce gabarit. A l'écluse d'Ormes il y en avait quatre en même temps ! Deux montantes et deux descendantes. Génial !  Le capitaine aime beaucoup naviguer sur le Rhône qui offre de la puissance et de très beaux paysages. Cela va des collines aux plaines de la Crau et de la Camargue.

* 24.08 Nous entamons la remontée du Rhône et de la Saône, pour arriver à Saint Usage, le 05.09. Cette remontée est agréable, et Spicy marche très bien. Quel bonheur !

* 16.08  Nous arrivons à Aigue-Mortes, premier but de notre périple. Le second sera Port Saint-Louis du Rhône que nous atteindrons le 20.08. Nous sommes près de la mer, l'eau est salée et nous nous sentons bien. Comme toute bonne chose à une fin, nous quitterons cet endroit, et nos amis qui partent vers d'autres aventures, le 24.08.

* 01.08  Départ de Lyon, en direction du Rhône. 4 km plus tard, à l'entrée de l'écluse de Pierre-Bénite, la VHF retentit : "Claude, je n'ai plus de marche avant et arrière". Sans perdre une minute nous allons au secours "d'Andante" qui dérivait vers les bouées de limite du chenal. Prise en remorque, et acostage provisoire dans le port Edouard Hériau. Dans ce port nous sommes obligés de nous annoncer par VHF, car il est sous haute surveillance "Vigi-Pirate". Heureusement il y a un chantier de réparation, pour le bateau de nos amis.  03.08 : Départ du chantier naval. Réparation provisoire faite. 1 km plus tard, à l'entrée de l'écluse, la VHF rettentit : " Claude la réparation à laché, je n'ai plus de marche avant et arrière".  A l'entrée de l'écluse, le feu était vert, et nous devions entrer. Nous prenons "Andante" à couple et entrons dans l'écluse. L'éclusier devant la situation nous accepte, exceptionnellement, et nous descend, en nous avertissant que l'écluse suivante ne nous acceptera pas. Ainsi nous descendons le Rhône, à couple, jusqu'à Givor, où un ponton interdit d'amarrage, nous aceuille. Le chantier de Lyon vient à notre secours, et répare le provisoire.

* 05.07  Nous faisons demi tour, car nos amis ne nous rejoindront pas sur la Petite Saône, pour les raisons évoquées ci-dessous. Le 08.07, nous nous retrouverons à Saint Usage. Eux à terre et nous à proximité. C'est la fête des retrouvailles. Nous aurions du partir ensemble, vers le sud, mais les travaux de réparation durent plus longtemps que prévu. Si bien qu'après 10 jours, nous prennons un peu d'avance et descendrons lentement jusqu'à Lyon, où nous les attendrons. Le 27.07, ils arrivent et ont fait le trajet Saint Usage - Lyon en deux jour !

* 21.06  Arrivée à bord.  4 jours après le bateau est prêt pour le départ. Nous remontons lentement la Saône, qui manque un peu d'eau. Cela se ressent lors des accostages, où on touche le fond ou les bords. D'autant plus que les "ingénieurs" de VNF ne doivent pas savoir qu'un bateau à un tirant d'eau, lorsqu'ils consolident les quais, ils font un muret sous l'eau, en avant du quai. Si bien que lorsqu'on aborde ces quais dits réparés, le bateau touche le muret. Cela se passe à Gray, à Lamarche sur Saône et à Pointailler. Le 01.07, nous sommes à Port-sur Saône, devant le phare à Tabatha ! Petit problème : La vanne du réservoir de carburant fuit. Pour la changer, il faut vider le réservoir. Ce travail sera fait avec minutie par Dylan, qui travaille chez Franche-Compte Nautic. Bravo le petit gars, qui a profité de nettoyer l'intérieur du réservoir. C'était un sale boulot qui n'avait certainement jamais été fait depuis 1928 !!!

* Projet pour 2017 : En navigation, il faut savoir qu'il ne faut pas faire des projets précis, mais, plutôt avoir une idée générale du programme de la saison. Car de toute façons, il y aura toujours un couac, petit ou grand, avec un bateau. Nous avions prévu de remonter la Saône pour aller à la rencontre de nos Amis Québécois qui venaient en sens inverse depuis Toul. Puis de s'en retourner pour descendre la Saône et le Rhône, jusqu'à son embouchure. Des couacs, il y en a eu...

Alors que nous étions déjà à Port sur Saône, et nos Amis sur sur le canal des Vosges, avec leur voilier tirant 1,5m, la nouvelle tombe : Ils ont touché violement le fond du canal, et une voie d'eau s'est ouverte au bas de leur quille. Bien que VNF prétendait qu'il y avait 1,8m !?!   Il leur a fallut sortir le bateau de l'eau et le transporter chez Blanquart Yachting à Saint-Usage.

* 23.04  Nous voilà depuis un peu plus d'une semaine sur "Spicy". Nous avons trouvé un bateau sain et sans surprise après l'hivernage. Le moteur est démarré au 1/8 de tour, un réel bonheur. Tandis que le Capitaine nettoyait l'extérieur, son Mousse préféré s'occupait de l'intérieur. La météo étant plus ou moins bonne, il fallut jongler avec elle pour pouvoir faire de la peinture. En effet la coque est devenue passablement mate, avec les UV, et surtout avec notre passage en eau salée de l'an dernier, des points de rouille ont fait leur apparition. Ceci étant un motif de déception, car la peinture avait été complètement refaite en 2013.  Le Capitaine pense que l'épaisseur de la peinture de cette époque, n'était pas suffisante, car appliquée au pistolet. Il est vrai que le pistolet va très bien pour les surfaces planes, mais pour tous les petits recoins, si on charge, cela fait des coulures. C'est justement les recoins qui ont rouillé. Un bon grattage, + neutralisation de la rouille,  + ponçage,  + peinture antirouille, puis une couche finale de bleu. Heureusement nous avions du bleu de réserve provenant des travaux de 2013.  Le chauffage qu'a réparé Mr. Buret fonctionne très bien. Mais il faut savoir le faire démarrer doucement, puis augmenter la chaleur seulement une fois que tout le circuit de liquide caloporteur qui passe par les radiateurs, se soit mis en route. Si on va trop vite,le fourneau part en ébullition dans le fourneau, et ça sent fort... 

HEUREUSEMENT que nous avions le chauffage, plus un radiateur électrique à soufflerie d'appoint, car il à fait 0°C, deux matins de suite, et pas chaud pendant la journée.

L'année a commencé avec le blog du Capitaine. Depuis mi décembre le capitaine publie un blog sur ses états d'âmes, ses intérêts, sa curiosité, les commentaires du moment. Dès que l'équipage de SPICY sera à bord, le sens du blog se modifiera légèrement, et deviendra un peu le journal de événemments rencontrés, des personnages particuliers... A suivre

 

2016

 

* 02.10 Spicy a retrouvé sa place à Saint Usage. De Lyon nous avons remonté la Saône en 3 jours jusqu'à Saint-Jean-de-Losne. Le nouveau moteur à ronroné à 1200 t/m et +/- 12km/h. Retrospectivement la remontée du Rhône et de la Saône s'est passée très rapidement ettrès agréablement. Nous en gardons un bon souvenir, et y reviendrons certainement. Il s'agit maintenent de faire fonctionner le chauffage, car le matin il fait frais dans le bateau. Nous avons mis des balais brosse aux portes latérales afin que le froid n'entre pas. Malgré le gros pépin de moteur, nous avons passé une très belle saison estivale. Nous reviendrons en novembre pour hiverner le bateau.

*22.09 Spicy va bien ! Ouf.  Il est à Lyon Confluence, et nous reprendrons notre montée de la Saône la semaine prochaine. La première vidange a été exécutée à 30h. de service. Un contrôle de garantie/qualité fut fait par Secodi Lyon. Les filtres ont été changés, et nous sommes prêts à repartir.

 Le  13.09 à notre arrivée le bateau n'était pas prêt. La maison Secodi a joué de malchance avec les livraisons ce qui a engendré trois semaines de retard. Pourtant ils ont fait un magnifique travail et se sont donné vraiment beaucoup de peine. Nous ne pouvons que les recommander. De plus le personnel (Julien et Cédric) sont très aimables, serviables et professionnels. Après deux jours d'attente nous avons pu procéder aux essais en navigation. PARFAIT !  Si bien qu'après avoir nettoyé et avitallé le bateau nous avons entrepris la remontée du Rhône dès le lendemain. Celui-ci avait un débit de 600 à 850 m3/sec, ce qui est raisonnable. Le moteur ronronne et tourne bien rond. Il est naturellement plus silencieux que l'ancien et ne fume pas du tout. Quelle différence... Le compte tours sur 1200tm, le bateau file entre 9 et 12 km/ suivant la zone de navigation. Nous avons poussé une fois le moteur à 1500tm pour regagner une écluse où nous étions attendus par un plaisancier australien. Le bateau filait à 14,5km/h et son étrave était fièrement soulevée, projetant des vagues bien fendues sur le côté. Le plaisancier nous fit un compliment sur la rapidité de Spicy et sur son élégance lorsqu'il va vite. Le capitaine était fier pour son bateau.  Notre première étape fût un peu longue (> 90km) car il n'y a que peu d'endroits où s'arrêter. Si bien qu'en fin de journée nous étions à Cruas. Le jour suivant nous avons regagné Valence Epervière. Puis entre Roche Condrieu et Vienne à Ampuis sur un joli ponton stable, mais sans commodités. Enfin nous arrivions à Lyon vers 14h.

*14.09 Un mois et demi sans nouvelles. C'est qu'il y s'est passé beaucoup de choses entre temps. Début août le moteur de Spicy marquait de grands signes de fatigue. Nous avions rendez-vous avec l'agent Perkins d'Avignon. Comme on nous l'avait déjà dit chez Blanquart, ce moteur était une série à part de chez Perkins, des années 1960. Malheureusement cette série ne s'est fabtriquée que pendant 4 ans. De ce fait il n'y a plus de pièces de rechange, si bien qu'aucun mécanicien prend le risuqe d'ouvrir ce moteur. Décision fut prise de casser la tirelire et changer ce moteur. La Secodi (agence Perkins) nous a fait une bonne offre et nous l'avons acceptée.

Le bateau est à quai à Avignon. La Secodi a retiré l'ancien moteur et est en train de placer un nouveau en ce moment même. Le chantier a pris trois semaines de retard et nous sommes un peu sur les boulets, car nous devons remonter le bateau le plus haut possible, car nous devons être le 22 septembre à Genève. Si tout va bien demain nous ferons tourner le nouveau coeur de Spicy demain et ferons un tour d'essai.

* 30.07 Depuis le Somail nous sommes lentement revenus sur nos pas. BEZIERS : port de confiance, peu éloigné de la ville. Service de capitainerie de premier ordre. AGDE : Côté fluvial, le port est inexistant. Celui qui devait être inauguré en 2015 (et qui figure déjà sur internet), n'existe pas. Côté Hérault, il y a quelques places si on a de la chance. PALAVAS: Le port de plaisance est sur le Lès. Il y a des places pour des bateaux inférieurs à 15m.  L'ETANG de TAU : La navigation y est magnifique, mais les port sont trop petits pour un bateau de 16,5m. Donc on passe sans s'arrêter. De plus on fait des économies car la nuitée à Marseillan est de 80€.  SETE : J'avais le rêve d'y aller avec mon bateau. C'est bon, le rêve est exhaussé, l'endroit est magnifique et très très cher, pour une nuit 63.- €. Nous y étions stationnés dans le port maritime, parmi les voiliers. Il faut vraiment vouloir s'y rendre car les ponts ont des horaires d'ouverure (deux fois par jour). FRONTIGNAN : Il y a un très bon quai, bien équipé, côté Ouest du pont qui s'ouvre lui aussi deux fois par jour. Trois nuitées sont offertes, et seuls l'eau et l'éléctricité sont payants. AIGUES MORTES: Il y a des places visiteurs dans ce port, mais pas de trop. Le service est bon et la ville à deux pas. SAINT GILLES : IL y a un port de plaisance un peu endormi, mais rien à redire, si ce n'est qu'il faut s'amarrer en pointe ou à cul et que notre bateau ne s'y prête pas. BELLEGARDE et BEAUCAIRE, ce n'est même pas la pein de s'y rendre car le capitaine du port vous y déconseille par téléphone. De SAINT GILLES à AVIGNON il n'y a que peu de possibilité de s'arrêter. ARLES, on en parle même pas, et plus haut il y a VALLABREGUE et ARAMON, mais après une si longue route autant aller directement jusqu'à AVIGNON.

Voilà pour le parcours. Cela vaut quand même la peine de venir une fois dans le sud, mais à mon avis le nord à plus de possibilités de navigation et d'acceuil. C'est surtout beaucoup plus soigné et moins à l'abandon, et pourtant. J'aime beaucoup la France, mais il n'y a plus d'argent nous dit-on partout, et cela se ressent. Il faut que ce pays fasse très attention,car les touristes pourraient se diriger ailleurs, si rien est fait. D'autant plus que pour augmenter les taxes on ne se gène pas.

La navigation sur le RHONE fût très facile à la descente car il était en crue (>3000m3). A la remonte c'est plus difficile par endroits, même à +/- 1000m3.  Il faut bien calculer ses étapes, car les arrêts ne font pas légion et les étapes peuvent être longues, d'autant plus que si on veut économiser son moteur. La vitesse de remonte est +/- entre 6 et 10km/h.

*12.07 Après Beziers nous avons franchi le pont canal, puis monté les 7 écluses de Foncéranes. Bien sûr elle sont classées patrimoine de l'UNESCO, mais cela devrait être mieux entretenu. De plus les éclusiers (et -ières) ne sont pas du tout sympas. Aucune aide, aucun sourir... Ensuite le bief ne comporte plus d'écluse, mais nous n'avons pas reconnu ce canal que nous avions pratiqué il y a environ 15 ans.  Bien sûr les arbres ont du être coupés à cause de la maladie. Mais ils sont loin d'être replantés partout. Et quelle honte de voir tous ces bateaux épaves, coulés ou à moitié coulés, et/ou abandonnés. Le classement au patrimoine de l'UNESCO devrait se mériter et non se donner puis plus rien... Bien que nous soyons en juillet il y a peu de location qui naviguent, et pour nous c'est bien, mais pour les compagnies de location, il doivent se faire du souci. Mais il est vrai que ce canal n'a plus sa grandeur d'antant et cela doit se redire auprès des clients des locations. Nous sommes aujourd'hui au Somail et c'est très beau. Demain nous ferons demi-tour pour d'autres aventures.

*06.07 Depuis hier nous sommes à Bezier. Depuis Avignon nous avons continué la descente du Rhônejusqu'à Arles. Quelle déception, cette ville n'a rien du tout prévu pour les plaisanciers. Les seuls quais disponibles sont réservés aux bateau grande croisière. C'est plutôt honteux ! Bref, puisque il n'y a pas de possibilité à Arles, nous faisons demi-tour et remontons le Rhône sur +/- 4 km, contre le courant. Cen'est plus la même... le moteur toujours à 1200 t/min, nous n'avançons plus qu'à 7km/h, contre le 18 à la descente. Puis nous avons enfilé le etit-Rhône jusqu'à l'écluse de SaintGilles. Arrêt bien mérité à ce port, puis le jour suivant ce fût Aigue-Morte, puis Palavas, Agdes et Beziers. Nous avons visité la ville de Beziers qui a de très belles façades. Mais le clou fût le repas aux halles, où il est possible d'acheter le poisson chez le poissonnier et de se les faire préparer au restaurant d'à côté.

*27.06  Nous sommes à Avignon. La descente du Rhône fût rapide avec le fort courant. Nous avons navigué parfois à plus de 20km/h, à 1300 tr/min. C'est impressionnant. Nous avons fait Lyon - Roche condrieu - Tournon - Valence - St Etienne des Sort - Avignon. Plus on descend, plus il y a de courant. Avant hier le mistral s'est levé. Il nous à poussé avec le courant. Il fait bon avoir un bon bateau. Par contre, les amarrages aux pontons d'attente des écluses son tout en sport et délicatesse. Il faut agir juste et au bon moment. Nous avons trouvé une place au port d'Avignon, ce qui n'était donné d'avance, surtout qu'il y avait déjà beaucoup de bateaux à couple. Aujourd'hui le mistral pousse à 80 km/h et nous avons décidé d'attendre demain pour partir. Cela nous permet de visiter Avignon.

* Nous sommes partis de Saint-Jeaun de Losne, le 10.06.2016. La Saône avait bien du courant et avons rejoint Châlon s/Saône en 5 heures. Il y avait heureusement une place assez grande pour nous, mais en plein dans le creu du coude du port de plaisance. Cet endroit est celui où il y a le plus fort courant. Toute la nuit l'hélice d'étrave à tourné avec la force de celui-ci. Le lendemain, le départ fut délicat, car il ne fallait pas se rater. Grâce à la puissance de l'hélice d'étrave nous avonns arraché la proue de Spicy du quai, afin que le courant prenne de l'autre côté de la coque. Ce fut un départ rapide, précis et réussi.

Nous revoilà dans le courant qui semble encore avoir forci. Nous navigons à 1400 trs/min et avançons à près de 15 km/h. Arrivée après un peu plus de 4 heures à Mâcon. Le 13.06.2016 l'étape nous mena de Mâcon à Lyon, et là encore le courant nous à poussé à près de 16 km/h, toujours à 1300 trs/mn. L'entrée du port de la Confluence étant perpendiculaire à la Saône il fallut bien viser en remontant le courant pour y entrer. Cette fois ci le moteur peinait pour faire face au courant.  Une fois amarré dans le port nous reprenons notre rythme calme, et serain, après l'attention de la navigation par fort courant.

Le niveau d'eau du port est monté, ce qui présage d'une crue inportante. Arrivés à lyon le 13.06., nous y sommes encore scotchés le 19.06, de même que les autres plaisanciers, car le Rhône est interdit à la navigation des plaisanciers en raison du fort courant.  Celui-ci charie plus de 4000m3 /sec, et en dessus de 3000 la navigation est interdite à la plaisance. Maintenant il est même interdit à tous. Nous avons profité de ce séjour pour voire de la famille domiciliée dans cette belle ville.

* L'année 2016 débute ce mois de mai. Comme d'habitude cela commence par un grand nettoyage intérieur et extérieur. A l'intérieur c'est la patronne qui s'en occupe et l'extérieur c'est le capitaine. Il n'y a pas de sot métier et il y en a pour tout le monde. L'intérieur fait plaisir à retrouver, car la femme de ce logis l'avait laissé impeccable avant l'hivernage. L'extérieur est particulièrement sale à cause de l'usine de bois qui dégage beaucup de poussière. Puis il y a les mousses et algues qui profitent du manque de nettoyage pendant l'hiver. Heureusement il y a un produit miracle (Deco Polybiocide) qui fonctionne très bien, sans trop d'effort ni polluer. Aves ma méthode je passe deux fois moins de temps que mes voisins qui nettoyent avec des machines à pression. De plus l'effet anti mousse et algues dure toute l'année.

Le déshivernage n'a pas donné les mêmes soucis que l'an dernier. J'ai tourné le moteur à la main un tour complet avant de le lancer avec le démarreur, puis pré-chauffage et départ presque au quart de tour. C'est un vrai bonheur.  Il y a eu quelques soucis avec chauffage au diesel (Refleks), le circulateur ayant laché.

Nous avons refait les sièges du carré afin que celui-ci soit plus confortable, sorti le groupe électrogène du pic avant car il y faisait trop chaud et le carburant s'évaporait du carburateur, de même que sorti les jerrycans de ce même pic, pour les mêmes raisons.

Comme je disais, un bateau est en améliorations permanente, et ce n'est jamais fini...  Maintenant, place à la navigation...

 

2015

Bien que l'année 2015 ne soit pas terminée, je me lance pour le résumé de l'année.

Au déshivernage nous avons eu des soucis moteur. Il s'avère qu'il y avait des l'eau dans les cylindres 2 et 3, ceci provoquant un blocage hydrique du moteur. Le mécanicien à purgé les cylindre, calibré les injecteurs, puis fait tourner le moteur à la main, plusieurs jours d'affilée pour être certain quîl n'y avait plus de blocage. Après examen soigné du moteur, il s'avère que l'eau provenait du circuit de refroidissement fermé (spectomètrie). Pourtant il n'y avait pas de mayonaise dans l'huile. Où est la fuite?  Afin de sauver la saison le capitaine pris l'initiative de procéder à un colmatage des circuits avec un produit spécialisé à cet effet. Cela a fonctionné très très bien. Si bien, que tout au long de la saison et jusqu'à maintenant, le moteur démarre au 1/4 de tour, sans aucun problème. Bien que cela n'empêche pas l'âge du moteur, il tourne à entière satisfaction.

Notre première navigation se fit sur le Doubs jusqu'à Montbéliard.

C'est une navigation magnifique de 3 semaines, plus on remonte, plus c'est beau. Cela commence en amont de Dole, où on navigue en canal sous les platanes, puis à Rochefort sur Nenon c'est le retour en rivière. C'est magnifique. Puis de biefs en rivière la remontée est toujours plus belle, jusqu'à naviguer en montagne. Les haltes sont presque toujours équipées, et les plus complètes sont: Dole, Besançon, Beaume les Dames, l'Ile sur le Doubs et Montbéliard. 

Le Doubs est une rivière où il faut naviguer avec attention et bien rester dans le chenal "immaginaire". En effet lorsque l'on se trouve en rivière, le chenal n'est que rarement balisé. Les panneaux de signalisation informent que le chenal se trouve à x mètre de la rive, et il faut ajouter une vingtaine de mètres à cette indiquation pour estimer être bien dans le chenal. Après c'est de l'estime. Cette année il était d'autant plus important d'être attentif car il manquait beaucoup d'eau en raison de la sécheresse. Nous avons d'ailleur déséchoué des voiliers par 3 reprises.

Notre seconde navigation de 2 semaines, se fit sur la Haute Saône jusqu'à Conflandey. La Petite Saône est toujours agréable et sauvage. Peut-être même un peu monotone.

 

 2014

2014 fût l'année où nous avons le plus navigué et le plus profité du bateau.

Nous avons navigué la Saône en aval de Saint Jean de Losne, à plusieurs reprises. Nous avons abordé et visité les villes qui longent la rivière, jusqu'à Lyon où nous avons séjourné quelques jour à la Confluence. Ce magnifique port déjà un peu petit donne accès à cette magnifique ville qu'est Lyon. Puis nous avons testé le Rhône et ses grandes écluses si faciles à pratiquer ainsi que ses crues. Spicy, vu la forme et le poids de sa coque, se joue des contre courants, ainsi que des grandes vagues qui se forment entre le courant et le mistral.

Nous avons aussi navigué sur le Canal du Centre, à travers la Bourgogne. Très joli parcours et bien jolies petites villes et villages. Mais beaucoup d'écluses. Il est à noter qu'un téléphone portable est bien pratique pour appeler les éclusiers en cas de pannes.

Pâques, Ascension. Les deux Week End ont été largement prolongés, ce qui nous a permi de faire bien des travaux d'entretien. Spicy a été sorti de l'eau pour enfin installer une hélice d'étrave. Nous avons pu la tester et cela fonctionne du feu de dieu, comme ils disent chez Blanquart. 160Kgf, ça pousse !  De plus nous avons profité de la sortie du bateau pour contrôler le presse étoupe. L'opération en valait la peine, la tresse étant quasiment à la corde, complétement usée.  Ensuite, nous avons fait une petite ballade jusqu'à Seurre et nous avons pu constater qu'il n'y avait plus d'eau qui entrait par l'étambeau. Lors de cette ballade nous avons franchi l'écluse de Seurre à la descente, puis à la remontée. C'est génial avec le propulseur d'étrave !  En effet, nous attachons le bateau au milieu, plutôt qu'à l'avant et à l'arrière. Si l'étrave s'éloigne du bajoyer un petit coup de propulseur et le tour est joué. Cela facilitera bien,les manoeuvres dans les grandes écluses où les bollars sont trop éloignés pour la grandeur du bateau.

Spicy est maintenant prêt pour un long voyage.

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                        Alors qu'il neige encore déhors dans nos montagnes, nos pensées vont déjà vers Spicy. Cette année nous aurons plus de temps et allons profiter de Spicy un maximum.

      Pendant cet hiver le bateau a été bichonné par Philippe, l'électricien de chez Blanquart qui a donné un coup de jeune dans les circuits électriques.      Peu à peu Spicy rajeunit. Dans très peu de temps il sera parfait !

 

 2013

Si le début de saison fût gâché par la météo, cet été nous sommes gâtés. Nous avons rejoint Spicy mi juillet. Cette fois-ci, il n'y eut pas trop de mauvaises surprises. Comme il se doit nous avons commencé par un bon nettoyage du bateau, intérieur et extérieur. Nous avons été surpris car il ne sentait pas trop le bateau renfermé. L'aérateur toupie a bien fonctionné.  Nous avions demandé aux ets. Blanquart si nous pouvions disposer du jet à haute pression et buse rotative pour décaper le plat bord. Deux jours aprés notre arrivée une place s'est libérée au canal et le jet était disponible.  Après deux heures et demi de nettoyage, le plat bord était prêt pour le traitement contre la rouille et la peinture primaire. Par contre le bateau était à nouveau à nettoyer. Il y en avait partout...

Puis comme récompense, nous avons pris le chemin de la Saône amont. A Saint Jean de Losne, elle est bien large, puis en montant, à chaque écluse, elle se rétrécit un peu, et devient gentiment un rivière toute douce et bien agréable. Partout nous avons trouvé une place disponible à quai. Des fois un peu serrée, mais assez pour amarrer Spicy. La petite Saône est magnifique et sauvage. Nous aurions bien aimé nous amarrer en rase campagne, mais Spicy n'est pas le type de bateau pour aller à la rive brute. Du moins pas en équipage réduit, car il faut sauter à terre, et le capitaine ne peut pas le faire en lachant le macaron.  Nous devrons encore apprendre cette manoeuvre.  De plus le tirant d'eau de Spicy est de 1 mètre, ce qui nous demande un grande prudence en approche.  Ce bateau n'a pas été conçu pour ce type de navigation, mais il s'y adapte avec nous.  Une fois nous avons mouillé dans un bief, le long d'une berge herbeuse, ou se trouvaient tout de même des bites. Le bateau avait juste assez de fond. Nous avons sorti notre passerelle pour aller à terre, ainsi que les chaises longues pour se mettre à l'ombre sous les arbres, tellement il faisait chaud. Le soir, après fermeture de l'écluse, le bief a été abaissé de quelques centimètres. Et voilà que Spicy touchait le fond, par ses ailerons de stabilisation. Comme il n'y avait plus de passage dans le bief, cela ne fût pas désagréable, car une fois posé, il ne bouge plus. Le lendemain, l'eau est remontée à l'ouverture de la navigation et nous sommes partis sans problème.  Une autre fois nous avons voulu rejoindre Ray sur Saône, qui selon le guide était accessible pour nous.  Nous nous sommes engagés tout lentement dans le méandre qui y conduit. Heureusement que nous avançions au ralenti, car tout à coup nous avons subi un coup de frein. Le bateau avait touché un banc de sable, au milieu du chenal. Une rapide marche arrière nous a sorti de là.  Lorsque plus tard nous avons éclusé dans le bief supérieur, l'éclusier nous a demandé si nous avions été au village. Nous lui avons raconté notre échouage, ce qui ne l'étonna pas du tout. Il nous dit qu'après les crues de ceprintemps, le chenal n'avait plus que 70 à 80 cm d'eau.

 

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Nous sommes déjà bientôt fin mai, et la saison est pourrie. 2013 s'annonce mal pour le moment. A l'Ascension nous étions sur Spicy, et étions très heureux malgré la météo. Comme d'habitude, lorsqu'on laisse un bateau aussi longtemps sans visite, plein de surprises nous attendent. Tout d'abordd l'électricité qui ne fonctionne pas du tout ; donc pas de pompe à eau, pas de WC et pas de chauffage (sans circulateur). Ce jour étant férié, il faudra attendre le lendemain pour avoir un dépannage.  Les mains magiques de Guy de chez Blanquart nous enlèverons cette épine du pied. Maintenant qu'il y a de la pression dans les robinets, c'est l'hydrophore qui s'enclenche trop souvent. Cela revient à dire qu'il y a une fuite dans les conduites.  En tendant l'oreille, je découvre que l'eau de la cuve d'eau potable fuit sur un raccord. Réparation effectuée, c'est bon. Maintenant c'est le chauffage qui ne circule pas. Heureusement nous avons un chauffage d'appoint.

Afin de positiver, nous sommes très contents de la nouvelle peinture du bateau. Il est vraiment très beau. La bande d'acier inox soudée sur les flancs protègera la peinture des griffures dans les écluses. De plus, elle affine la ligne du bateau.

Nous avons fait une brève sortie, pour voir si tout fonctionnait au point de vue navigation. Dommage du peu de temps à disposition.

 

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Spicy est à nouveau à l'eau, après les travaux entrepris au chantier Blanquart. Pâques est passé et nous ne l'avons pas encore vu de nos yeux, mais seulement au travers des photos du chantier et de Jean-Pierre de Tabatha que nous remercions grandement.

La météo ne nous a pas encouragé à rejoindre le bateau.

Le bateau est magnifique et semble correspondre à tout ce que nous avions demandé comme travaux. C'est un peu la différence pour nous entre faire exécuter des travaux en France par rapport à ceux que nous avions effectués aux Pays Bas. La qualité est bonne partout, mais la compréhension du langage est différente et on obtient ce que l'on veut.

Nous n'avons pas encore de projet bien fixé pour la navigation de cette année, mais ce sera entre le Canal du Centre, le Bourgogne et la Saône et la Seille.

       2012 

 
Nous voilà maintenent à Saint-Jean de Losne, sur la Saône. Spicy va rester là le temps de le mettre au point, pour de futurs voyages et le début de la retraite.
L'avantage de se site est qu'il y a tous les services sur place, ainsi que tous les corps de métier. Nous ferons une beauté au bateau en lui offrant une peinture neuve cet hiver.
  

Depuis le début de l'année, nous sommes allés régulièrement au bateau, étant donné qu'il est à 2h1/2 de chez nous. Nous avons pu bricoler, car il y a toujours quelque chose à améliorer par ci et par là. Mais nous avons aussi navigué, soit  des W-E prolongés, mais aussi pour les vacances où nous sommes allés sur le Doubs jusqu'à Besançon, puis sur la saône aval jusqu'à Pont de Vaux. 

Nous avons bien évidemment fait une halte à Châlon-s/Saône où la ville offre tous les avantages

 2008 - 2011

 Depuis 2008, ce bon vieux bateau de 1928 nous a véhiculé à 10 km/h. au travers de magnifiques paysages et contrées.  Nous avons visité la Hollande sur tout son ouest, du nord au sud.

De la Hollande en passant par la Belgique, puis la France il nous a fait rencontrer des gens aussi différents que sympathiques.

C'est assez incroyable de parcourir autant de chemin à la vitesse d'un escargot. Cela nous laisse entrevoir de belles navigations à travers l'Europe pour notre future retraite.

SPICY a déjà reçu pas mal d'améliorations. Bien que ce soit un petit bateau, il devient parfaitement habitable pour des longues périodes.  Il est fiable et ne nous a causé que peu de souci pour son vénérable âge.

 

 

 

  

 

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