170214 Biocarburants

170214 Biocarburants

Autant le dire tout de suite, il n’y a pas de maîtrise sur l’appellation « biocarburant ». C’est donc un nom générique qui regroupe diverses origines, finitions et mélanges de carburants d’origine naturelle. Par origine naturelle il est entendu de produits végétaux cultivés ou non, et non d’origine fossile.

On distingue les biocarburants destinés aux diesels et ceux destinés aux moteurs à essence :

Voitures à essence : Le SP95-E10 est en passe de devenir la première essence consommée en France en 2016. Il est aussi appelé E-85.

Véhicules diesel : Le biodiesel ou diester, est déjà le plus utilisé, mais ne représente pas trop d’intérêt côté gouvernement, car il présente encore quelques inconvénients.

La production de biocarburants utilise du colza, des betteraves, des algues et aussi des déchets végétaux aussi divers que déchets de pailles, déchets d’exploitation forestière et autres.  Un problème surgit dès lors sur la production de ces végétaux, qui attirent immédiatement l’agriculture, mais, qui demande des engrais, des surfaces de terrains, de l’arrosage, et peut-être des OGM.

En effet, si l’on compare les modes de fabrication actuels des uns et des autres, on constate ceci au niveau rendement des cultures de plantes destinées à être transformées :

Pour 4 millions d’hectares de culture de betterave dédiés à la fabrication du E-85, on obtient + /-12 millions de m3 de carburant essence.

Pour 4 millions d’hectares de culture de colza dédiés à la fabrication du diester, on obtient seulement +/- 5 millions de m3 de carburant diesel.

On constate immédiatement que l’écologie est déjà partagée entre la production et le résultat de la consommation de ces carburants.

Pourtant la réalité est que ces carburants sont déjà bien là.

En France il y a déjà plus de 5’500 stations qui distribuent  du SP95-E10 (essence) et le biodiesel est déjà distribué généralement en mélange à raison de 7 à 8% dans le gazole.

Le marché français du gazole représente environ  3'500 millions de m3 annuels, mais actuellement, tout n’est pas encore mélangé avec du diester.

Le parc des véhicules français en circulation,  est déjà à 97% compatible avec le SP95-E10 (essence).

De plus, un nouveau carburant pour les diesels professionnels est entrain de faire surface, l’ED95. Il est constitué de 95% de bioéthanol et de 5% d’additifs. Il permettrait de réduire de 50 à 90% les émissions de CO2 et de 70% des émissions de particules fines.

Comme on le voit, ce marché est en pleine évolution et va nous réserver quelques surprises dans les années à venir.

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