170325 II Les eaux du Lac Léman sous contrôle

170325 II Les eaux du Lac Léman sous contrôle

Aujourd’hui on peut constater une nette amélioration de la qualité des eaux du Lac Léman, notamment une diminution très importante des phosphates.

Le contrôle de la qualité physico-chimique du Lac Léman est coordonné par la « CIPEL » qui est la Commission Internationale pour la Protection des Eaux du Léman.

Cette commission Franco-Suisse regroupe tous les intervenants cantonaux, communaux, départementaux et régionaux du bassin versant du Lac Léman.  Le Léman est ausculté depuis 1950, au travers de cette commission.

Des analyses comparatives et croisées, simultanées sont effectuées dans plusieurs laboratoires sur le pourtour du lac, plusieurs fois par année. Des inspections de la faune benthique du fond du lac sont effectuées régulièrement, attestant de la qualité de la vie biologique des fonds.

Le résultat de ces efforts, en est une nette amélioration de la qualité des eaux, via une prise de conscience des communes du bassin versant, via des séances d’informations, puis de gros investissements volontaires et contraignants des parties concernées. Des stations d’épuration, des interdictions de rejets directs dans les eaux et la nature, des contrôles de tous les cours d’eau ont été effectués.  Peu de temps après la qualité de l’eau s’améliorait déjà. De même les nappes phréatiques s’assainissaient.

Ainsi de nos jours on peut dire que les eaux du Léman sont beaucoup plus pures voire même comestible sous quelques aménagements (filtration – désinfection) et l’eutrophisation a diminué considérablement.

L’eutrophisation du Léman,  en résumé intervenait par un trop gros apport de nutriments (phosphate, nitrates, et matières organiques) qui agissait comme engrais et favorisait la prolifération des algues. Ces algues une fois mortes tombaient au fond de l’eau et se décomposaient induisant des masses épaisses gourmandes en oxygène, asphyxiant par conséquent le lac.

La faune piscicole est lentement de retour, et l’invasion des algues a diminué.

Une invasion pourtant inquiète les observateurs qui constatent la disparition des espèces indigènes d’écrevisses décimés par une invasion d’écrevisses de Louisiane, plus forts et plus gros de taille.

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