Région Lémanique

Cornavin

170523 Gare de Genève Cornavin

170523 Gare de Genève Cornavin

Si avant de dépenser 1,7 milliards de francs, on se creusait un peu la tête, plutôt que la ville…

Les trains en provenance de la Suisse, arrivant à Genève Aéroport, transitent par la gare de Genève Cornavin. Une fois les passagers déversés et repris à l’aéroport, les trains repartent en sens inverse et repassent par Genève Cornavin afin de regagner le réseau Suisse. 

N’y voyez-vous pas une aberration ?

Si les trains venant de Suisse passaient comme aujourd’hui par Genève Cornavin, puis continuraient vers l’aéroport, toujours comme aujourd'hui, puis, par un raccordement à définir, ils partiraient directement vers le réseau Suisse, aux alentours de Bellevue/Versoix.

Quels avantages ? Nombreux : le trafic serait diminué par deux au centre ville. Les travaux pharaoniques prévus pour transformer la gare, seraient eux aussi divisés. Les nuisances dues aux travaux seraient épargnées. Les voyageurs n’y verraient aucune différence. On pourrait même augmenter la cadence, l'objet de ce futur agrandissement...

La gare de Genève Cornavin serait presque à sens unique. Seuls les trains RER et ceux en provenance de la France, ainsi que les trains marchandise, pourraient circuler dans les deux sens.

Pourquoi personne n’envisage cette possibilité qui serait rentable pour tout le monde ? Allez savoir à qui les intérêts profitent ?

De plus les transports publics urbains ont la charge de distribuer dans la région, les voyageurs qui arrivent et partent des gares, et cela fonctionne déjà aujourd’hui.

Voilà, c’était un avis du Capitaine, qui a vécu à Genève pendant longtemps… A vous de donner le vôtre…

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Fera

170505 La Féra des lacs de Montagne

170505 La Féra des lacs de Montagne

La Féra, poisson de la famille des salmonidés, de couleur gris argenté, avec des reflets bleutés, typique des lacs alpins (Léman – Bourget – Nantua – Paladru – Annecy – etc.) porte différentes appellations suivant la région où il vit. Elle s’appelle ainsi Lavaret, corégone, palée ou bondelle. Son poids moyen est de 400gr. à 600gr., mais des poissons pesant jusqu’à 5 kg ont été pêchés.

Ses malheurs ; la chair de ce poisson noble, est excellente et ravit le palais de gourmets, puis, comme la perche du lac vient à manquer, les amateurs se rabattent sur la Féra.

Par ailleurs, la météo a perturbé la vie de ces poissons en ce début d’année, car l’eau était trop chaude pour ce poisson qui vit volontiers dans les couches d’eau entre 12°- 13°C, sur les hauts fonds graveleux.

La période de fraye se situe entre le début et la fin de l’hiver. Ainsi, les bancs de poissons ont dû descendre en profondeur pour des raisons de température, là où les algues et planctons se font plus rares pour ces poissons planctophages.

Les poissons de 30 à 50cm sont prêts à être pêchés, vers 4 et 5 ans d’âge. Les pêcheurs honnêtes refusent de pêcher des poissons non matures et les remettent à l’eau. Ils posent leurs filets le soir, et les relèvent le matin.

La pêche s’effectue avec des filets dérivants, nommés « pics », suspendus à des bouées, flotteurs.

Malheureusement, actuellement l’espèce est menacée, bien qu’introduite par l’homme dans les lacs d’Annecy et du Bourget dès 1880, et dans le lac Léman où elle fût réintroduite en 1920. Le terme de Féra est encore donné par les riverains du lac Léman à des poissons du genre Coregonus albula ou Coregonus palea, mais il s'agit là d'espèces introduites.

Bon appétit !

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Mouettes genevoises

170426 Les Mouettes genevoises ne sont pas des oiseaux !

170426 Les Mouettes genevoises ne sont pas des oiseaux !

L’appellation « Mouettes genevoises » est ici rattachée à des bateaux qui relient les deux rives de la rade de Genève.  Actuellement forte de six bateaux ; 3 bateaux historiques de 30 à 50 places, 1 bateau en acier de 50 places, et deux bateaux à propulsion-électro solaire de 60 places.

C’est un homme d’affaire, Edward Church, qui en 1825 eu l’idée de créer une ligne de navigation entre les deux rives, en ville de Genève. Mais le bateau à manège, à aubes, de l’époque, ne navigua que peu de temps, car le service manquait de souplesse, par sa lenteur, et faisait trop de bruit. (nota : un bateau à manège était propulsé par des chevaux tournant en rond sur le pont, ce qui actionnait des roues à aubes).

La Compagnie des Mouettes Genevoises date de 1897. Et cette année on fêtera ses 120 ans.

Ce n’est qu’à l’arrivée des moteurs diesel, qui permirent une meilleure manœuvrabilité, que le service reprit de l’intérêt. Trois bateaux historiques datent de 1950 et sont toujours en service.

Le narrateur Philippe Constantin nous rappelle que par le passé les « Mouette genevoises » étaient blanches et qu’il était inscrit dessus « Bateau Mouche », à l’instar de ceux de Paris et autres qui étaient construits sur le Quai de la Mouche à Lyon.

Depuis 2004 les « Mouettes » naviguent toute l’année et desservent un rayon d’action de 4,3km. Les deux nouvelles unités sont équipées de panneaux photovoltaïques et sont mixtes avec un moteur diesel.

Aujourd’hui les « Mouettes genevoises » sont rattachées à Unireso (Compagnie des transports publics genevois), et le voyage sur les embarcations est compris dans le prix du ticket horaire, journalier, ou avec abonnement.

Prendre la « Mouette », bien que de courte durée, est toujours un instant de plaisir.

Le Capitaine du blog ne s’en prive pas,  et ses petits enfants adorent…

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Tram 12

170422 II Dans le tram de Genève...

170422 II Dans le tram de Genève...

Le 18 mai 2016, un témoin raconte une scéne vécue dans le tram 12 (Histoire vraie)

Assise à côté de moi, une femme entièrement voilée (y compris gants et tout le tralala), seule une fente horizontale d’un petit centimètre laissait entrevoir ses yeux.

Une femme d’une quarantaine d’années, vêtue à la mode d’ici est assise en face de nous et s’adresse à elle avec douceur : « Bonjour Madame, comme vous je suis musulmane, mais je ne comprends pas pourquoi vous vous déguisez ainsi. Pourriez-vous m’expliquer ? »

- Madame, ce n’est pas un déguisement, c’est le prophète qui nous demande de nous vêtir comme cela. 

- Le Prophète ? Vous êtes sûre ? Vous auriez la gentillesse de m’indiquer où se trouve ce texte et quel en est le contenu ? Je vous demande cela car je ne connais pas ce texte.

- C’est dans le Coran !

- Ah, j’ai lu et étudié le Coran, mais je n’ai vraiment aucun souvenir d’avoir lu le Prophète nous demander de nous déguiser comme les femmes de la tribu machinchosebidule (là, c’est moi qui n’ai pas retenu) qui vit dans telle zone du Sahara et qui portaient ce type de vêtement bien avant la  naissance du Prophète, pour se protéger des tempêtes de sable.

En plus, cette zone est très lointaine des différents voyages de notre Prophète. Historiquement parlant, notre Prophète ne devait même pas connaître cette tribu. Comment se fait-il dès lors qu’il ait demandé aux femmes musulmanes de s’habiller dans un accoutrement qu’il ne connaissait pas ?

- Ça suffit Madame, c’est le Prophète qui l’a écrit, je l’ai lu.

- Vous avez lu le Prophète … d’accord … une traduction ?

- Non en arabe.

- Ahhh, vous lisez et parlez l’arabe très couramment donc ?

- Oui absolument.

Là, la dame vêtue à l’occidentale se met à lui parler en arabe à grande vitesse .  La femme entièrement couverte bredouille des réponses hésitantes. La femme reprend en français...

- Madame, je suis professeur d’arabe et de civilisation musulmane à l’Université et je peux affirmer que vous ne comprenez rien à l'arabe. Je vous ai posé des questions dans un arabe pur et élaboré.

Des questions très ambiguës, à double sens et vous n’y avez rien vu du tout. Vous m’avez répondu complètement à côté. Vous êtes née où ?

- Je suis née ici !

- Donc si je récapitule ; vous portez des vêtements faits pour lutter contre les tempêtes de sable d’une petite tribu, vivant dans une certaine zone subsaharienne dont le Prophète n’a jamais entendu parler, vous avez lu le Coran, mais êtes incapable de comprendre les finesses de la langue arabe,  vous y avez trouvé des instructions vestimentaires, mais vous ne pouvez pas me dire quel est ce texte.

- Ça suffit Madame, vous m’agressez !

- Non chère Madame, c’est vous qui nous agressez et injuriez ma religion, par votre déguisement, par votre inculture. Vous nous faites tous passer nous les musulmans pour des imbéciles fanatiques.....

Bravo à cette femme courageuse, la vraie musulmane, c’est elle !

PS  : histoire vraie relatée par Me Piguet sur son compte facebook, et reprise dans "la tribune de Genève", et maintenant nous savons que cette "tenue" était destinée à se protéger du sable, et n'a rien à voir avec la religion, mais à provoquer.

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Ce vapeur se trouve sur le blog du Capitaine

170418 Le Vapeur « La Suisse »

170418 Le Vapeur « La Suisse »

Construit en 1909 par la société Sulzer de Winterthur, « La Suisse » deuxième du nom est le plus gros  vapeur des lacs Suisses. Il est considéré comme le bateau amiral de la flotte à vapeur musée, du lac Léman. Avec ses 78 m. de long par 8,5 au bau (larg. max.), il peut filer à 29 km/h.

Constamment améliorée depuis son lancement, « La Suisse » s’est vue dotée d’un salon 1ère classe, suivie par l’installation d’un toit métallique sur son pont supérieur, puis de vitrages latéraux en 1931, enfin elle finira par changer sa chaudière à charbon, contre une à mazout en 1960. En 1971, une nouvelle chaudière sera installée, plus efficace que celle d’origine.

Le bateau fut immobilisé pendant la guerre de 1940 à 1947, pour des raisons d’économie et de sécurité.

Cent ans après sa construction, il fût entièrement rénové en 2009. De ce fait, il est devenu un véritable chef d’œuvre avec ses salons romantiques, ses figures de proue et de poupe, recouvertes de feuilles d’or, sa machine à vapeur visible des passagers, et ses bielles impressionnantes. Sa chaloupe trônant sur sa plage arrière, est également un chef d’œuvre.

Ce bateau « Belle Epoque », à roues à aubes est maintenant classé comme monument historique.

Pourtant il est possible de faire une croisière sur ce bateau romantique. Pour cela, il suffit de consulter le site de la CGN (Compagnie Générale de Navigation) et de se référer aux horaires et lieux de départ, ici : http://www.cgn.ch/fr-ch/flotte-belle-epoque/ship.aspx?id=1346

Bon voyage…

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L hirondelle

170412 Le naufrage de « l’Hirondelle » en 1862

170412 Le naufrage de « l’Hirondelle » en 1862

« L’Hirondelle », premier bateau à vapeur construit entièrement en Suisse, ne navigua que 7 ans avant de sombrer au large de laTour-de-Peilz en juin 1862.

« L’Hirondelle » s’échoue sur un récif dit la Becque, proche du rivage, suite à une mauvaise manœuvre, due à l’encombrement de tous les bateaux venant au marché de Vevey.  En tentant d’éviter la « Jeanne d’Arc », le timonier peu expérimenté, tira à la côte et vint s’échouer brusquement sur un haut fond. Tous les petits bateaux aux alentours, y compris la « Jeanne d’Arc », virent au secours des 350 passagers, qui débarquèrent indemnes à la Tour-de-Peilz.

Il est dommage, que le deuxième vapeur en métal du lac Léman, finisse sa course ainsi.

« L’Hirondelle » resta quelques mois échouée et visible de la rive, puis au cours d’une tempête de décembre, elle coula définitivement à environ 200m. du rivage.

Mis à part le « Léman II », tous les vapeurs qui ont précédé « l’Hirondelle », avaient été construits en bois. Mais tous avaient été assemblés en Suisse, avec des machines et éléments construits à l’étranger. « L’Hirondelle » (100% Suisse), fût construite par les ateliers Escher,Wyss et Cie de Zürich. Elle était dotée d’une machine à vapeur extra puissante, qui permettait à ce fleuron de rallier Genève à Villeneuve en trois heures ¾, y compris les arrêts.

Aujourd’hui, l’épave de ce bateau est toujours visible pour les plongeurs aguerris, par 60 m. de fond.

A noter qu’en 1863, la barque (la Jeanne d’Arc,) qui avait poussé « l’Hirondelle » à la fausse manœuvre, heurta un autre bateau ( Le Simplon), et sombra également dans les eaux du Léman, faisant 3 victimes.

Dans l’ensemble, il n’y eu que peu de naufrages sur le lac Léman, les ports refuges étant assez rapprochés.

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La neptune

170410 Les anciens bateaux à voile du Léman

170410 Les anciens bateaux à voile du Léman

Le lac Léman peut s’enorgueillir d’avoir de magnifiques bateaux, entre la flotte d’anciens voiliers de commerce originaux et copies, de même que la flotte ancienne de la CGN (Compagnie Générale de Navigation).

Tous les genevois connaissent « La Neptune », qui est amarrée dans le port de Genève à proximité du Jet d’eau et qui sort souvent naviguer en fin de journée. Cette barque à voile, en bois,  de 27,3m. x 8,5m.,  pour 120 tonnes, faisait partie le la flotte des barques plates, qui transportaient des marchandises sur le lac Léman. Notamment, les pierres  de Meillerie (France), qui servirent à construire les villes du pourtour du lac, ainsi que des tonneaux de vin.

Il reste sur le Léman quatre de ces barques à voile.  « La Neptune » qui est d’origine, mais restaurée,  de même que « La Vaudoise ». Une réplique qui fût construite à Evian se nomme « La Savoie » (30m. x 8,5m.) et un bateau de même inspiration,  « La Demoiselle » qui se situe à Villeneuve, qui est une réplique d’une barque homonyme de 1828, et reconstruite en 2009 à Vevey.

Les caractéristiques de « La Neptune » se trouvent sur le site de l’association : www.neptunegeneve.ch Chaque autre barque dispose d’un site explicatif attitré.

Le lac Léman comptait également des galères, dont une réplique grandeur nature (55m.) fût construite par des chômeurs en 2002. Ce bateau est équipé de voile et de rames, et de deux moteurs. Pourtant depuis sa mise à l’eau, on ne l’a jamais vu propulsé par des rameurs, faute de volontaires en suffisance.

Mis à part ces fleurons, il existe également de magnifiques yachts à voile de la belle époque, tel que le « Phoebus II » de Trois Tonneaux, de la jauge Godinet du début du siècle dernier. Une régate folklorique  des vieux bateaux se déroule chaque année à la Tour-de- Peilz.

Voici un autre site des vieux bateaux à vapeur, musée naviguant du Léman : http://www.bateaux-du-leman.ch

NOTE : Les marins qui naviguaient sur les barques du Léman s'appellaient LES BACOUNIS.

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Canal d entreroches

170401 II Où se trouve le canal d’Entreroches ?

170401 II Où se trouve le canal d’Entreroches ?

Ce canal était issu de l’idée du visionnaire Elie Gouret en 1635.  Il fût commencé, mais jamais totalement terminé. Il devait relier le lac Léman au lac de Neuchâtel, puis au Rhin. Entreroches est un molard qui était traversé du nord au sud par une cluse d’environ 1 km. C’est par là que furent creusé en 1648 les 8,4km entre Cossonay et Eclépens, faisant sauter les roches du massif. De nombreux éboulements rendirent la tache particulièrement difficile. Ce massif se situe sur le bief de partage entre les eaux s’écoulant vers le Rhin d’une part et vers le Rhône d’autre part.

De là, côté nord, la plaine de Thièle fut utilisée pour creuser un canal jusqu’au lac de Neuchâtel. Huit écluses rattrapèrent un dénivelé de 16m.

Pourtant côté sud, en direction du Léman il ne restait alors 16,5 km à creuser, mais une dénivellation de 59m. et une quarantaine d’écluses à construire. Ce ne fût jamais fait.

Le budget de la société qui avait été crée pour exploiter ce canal était épuisé et les travaux s’arrêtèrent là. Il fut décidé que les bateaux viendraient jusqu’à Cossonay et le reste du parcours se ferait par des chars en direction du Léman.

Les dimensions du canal étaient de 5,28m de largeur et environ 2,3m de profond, et 25km de long.

Il fut exploité pendant 190 ans, essentiellement par des bateliers qui emmenaient le vin vaudois vers Soleure sur L’Aar. L’anecdote dit que ceux-ci étaient toujours saouls, et qu’ils étaient déjà sur Soleure alors qu’ils venaient de quitter Cossonay. D’où l’expression vaudoise «être sur Soleure» qui veut dire être saoul.

La fin d’exploitation de ce canal fût la conséquence d’un gros orage qui emporta un pont aqueduc en 1829, obstruant celui-ci. Le glas de ce canal fut sonné par le remplacement de ce tronçon par une voie ferrée en 1854.

Bien des années plus tard (au XXème siècle), les terrains achetés pour faire un canal grand gabarit (de l’époque) étaient toujours là. Un pont de l’autoroute a même été prévu à sa construction, pour laisser passer ce canal. Puis dans les années 2000 le projet fut définitivement enterré et les terrains vendus.

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170325 II Les eaux du Lac Léman sous contrôle

170325 II Les eaux du Lac Léman sous contrôle

Aujourd’hui on peut constater une nette amélioration de la qualité des eaux du Lac Léman, notamment une diminution très importante des phosphates.

Le contrôle de la qualité physico-chimique du Lac Léman est coordonné par la « CIPEL » qui est la Commission Internationale pour la Protection des Eaux du Léman.

Cette commission Franco-Suisse regroupe tous les intervenants cantonaux, communaux, départementaux et régionaux du bassin versant du Lac Léman.  Le Léman est ausculté depuis 1950, au travers de cette commission.

Des analyses comparatives et croisées, simultanées sont effectuées dans plusieurs laboratoires sur le pourtour du lac, plusieurs fois par année. Des inspections de la faune benthique du fond du lac sont effectuées régulièrement, attestant de la qualité de la vie biologique des fonds.

Le résultat de ces efforts, en est une nette amélioration de la qualité des eaux, via une prise de conscience des communes du bassin versant, via des séances d’informations, puis de gros investissements volontaires et contraignants des parties concernées. Des stations d’épuration, des interdictions de rejets directs dans les eaux et la nature, des contrôles de tous les cours d’eau ont été effectués.  Peu de temps après la qualité de l’eau s’améliorait déjà. De même les nappes phréatiques s’assainissaient.

Ainsi de nos jours on peut dire que les eaux du Léman sont beaucoup plus pures voire même comestible sous quelques aménagements (filtration – désinfection) et l’eutrophisation a diminué considérablement.

L’eutrophisation du Léman,  en résumé intervenait par un trop gros apport de nutriments (phosphate, nitrates, et matières organiques) qui agissait comme engrais et favorisait la prolifération des algues. Ces algues une fois mortes tombaient au fond de l’eau et se décomposaient induisant des masses épaisses gourmandes en oxygène, asphyxiant par conséquent le lac.

La faune piscicole est lentement de retour, et l’invasion des algues a diminué.

Une invasion pourtant inquiète les observateurs qui constatent la disparition des espèces indigènes d’écrevisses décimés par une invasion d’écrevisses de Louisiane, plus forts et plus gros de taille.

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Tonkin

161213 Faire péter le bouchon de Saint Gingolph !?

161213 Faire péter le bouchon de Saint Gingolph !?

Ah hah ! Pour les lointains lecteurs de ce blog, voici un nom inconnu. Pourtant les frontaliers qui se rendent quotidiennement de la Riviera française, en Suisse (vers l’est) savent bien combien les bouchons sur cette route sont longs. Surtout lorsque la météo empêche les bateaux de la CGN (Compagnie générale de navigation), cloués au port pour raison de forte bise de traverser le lac  Léman, entre Evian et Lausanne.

Pour cela une association s’est crée, qui a pur but de réactiver la ligne de chemin de fer entre Evian et la Suisse, dans les deux sens, en créant un RER Sud Léman.  C’était  l’ancienne ligne du Tonkin.

Celui-ci arriverait en Valais pour environ 900 passagers quotidiens en provenance d’Evian et région, et en direction de Genève pour plusieurs milliers de passagers quotidiens.   Les trains arrivant d’Evian en Valais pourraient avoir des correspondances vers Lausanne et la Côte, et ceux vers Genève seront déjà dirigés vers diverses stations de la ville via le tout nouveau CEVA qui est en construction (2016). Cette ligne RER Sud-Léman pourrait même être utilisée pour des Suisses du Valais en direction de Genève, via Thonon et Evian.  De plus elle pourrait desservir des correspondances de bus en direction des stations de ski de la vallée d’Abondance.

Que des avantages ! Mais à quel coût ? Et c’est là que les délais prennent de la distance. Car ici dans ces deux pays limitrophes, chacun pense que c’est l’autre qui devrait payer…  Les uns pensent qu’en Suisse il y a assez d’argent, et les autres pensent que tout cela est fait pour que les français viennent travailler en Suisse et prendre le travail des autochtones. 

Ainsi on n’avance pas. Il en est de même pour les routes, et par le passé des voies navigables, définitivement abandonnées. Pour la petite histoire un canal du Rhône au Rhin était envisagé via Genève et le lac Léman. IL ne verra jamais le jour, les projets ayant été abandonnés pour un peu les mêmes raisons que ci-dessus. Cette histoire fera l’objet d’un prochain blog.

Finalement le RER Sud-Léman, si tout va bien pourrait voir le jour entre 2020 et 2030.

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