170404 Les plantes invasives (ou espèces allogènes)

170404 Les plantes invasives (ou espèces allogènes)

Plus qu’un simple désagrément, les plantes invasives bien que naturelles, induisent des problèmes sérieux à plusieurs niveaux. Elles ont des impacts sur l’environnement, sanitaires et économiques.

En effet, sur l’environnement elles réduisent la diversité de la flore locale, en la remplaçant par de nouvelles variétés non désirées. Certaines plantes invasives, vont même modifier les propriétés physico-chimiques du sol en profondeur, et modifier le cycle biologique du terrain.

En ce qui concerne l’impact sanitaire, c’est plutôt du côté des pollens et allergies que ces plantes ont une action négative, mais pas seulement. L’Ambroisie qui colonise les talus et bords de cultures, est toxique par ses pollens allergènes. La Berce du Caucase fût introduite comme plante ornementale dans l’Ouest de l’Europe. Si elle est mellifère et bonne pour les abeilles, elle provoque des dermites sur les humains qui entrent en contact avec elle. Le Datura, plante originaire d’Amérique, introduite avec des semences, infeste les cultures, telles que maïs, vignes, tournesol, et vergers, mais aussi les friches et bas côtés des routes. C’est un vrai poison, qui si mélangé à des récoltes par inadvertance, peut provoquer de sévères intoxications.

Pour l’impact économique, on peut bien s’imaginer que la lutte contre cette nature envahissante a un coût. Le désherbage, l’arrachage manuel, la perte de rendement des cultures et le soin aux animaux qui auraient mangés des plantes toxiques, sont  conséquents et lourds pour l’agriculture. Il y a aussi des plantes aquatiques envahissantes, qui doivent être ramassées ou fauchées, qui, si elles ne le sont pas, détériorent la qualité de l’eau et l’apparence du paysage et font fuir les touristes. Au final, les plantes invasives auraient coûté, selon une estimation de 2009 de l’ESA (Ecological Society of America), une douzaine de milliards d’euros par an à l’Union Européenne.

Il faut savoir que ces espèces non désirées, sont la deuxième cause de perte de biodiversité, après la destruction et l’abandon des habitats et cultures.

Bien des conférences, des décisions et règlements se confondent au sujet des ces plantes, qui ne cessent de croître dans nos région. Mais le plus important en est la destruction systématique, par la discipline, l’information, le contrôle des terrains et machines agricoles, et l’effet citoyen collectif.

Bon courage ! Car mis à part les plantes invasives, il y a aussi des espèces animales invasives. Nous en reparlerons dans un prochain blog.

Voir aussi le blog du 18 février 2017 (170218)

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