170219 II La surmortalité des abeilles

170219 II La surmortalité des abeilles

Il est bien triste de constater que les activités de l’homme vont à l’encontre de la vie faunistique, notamment celle des abeilles. Le taux de mortalité des abeilles, selon l’Union nationale des apiculteurs français (UNAF) est passé de 5% à 30% au cours des 15 dernières années, et cela ne va pas s’améliorer si on continue comme cela.

Les causes en sont les pesticides de nouvelle génération, le varroa, un acarien véritable vampire des rucher, le frelon asiatique, tueur impitoyable d’abeilles, et maintenant les monocultures à base d’OGM, sans compter la teigne des ruchers et bien d’autres encore.

Pour les pesticides, bien que certaines catégories aient déjà été interdite pendant la floraison dans les années 1970, l’arrivée des insecticide systémiques fût fatale aux insectes de toutes sortes, les nuisibles et non nuisibles. Ces pesticides peuvent tuer les abeilles, mais aussi les rendre irrémédiablement malade.

Le Varroa, venu d’Asie via l’abeille d’Asie a infesté notre abeille d’Europe dans les années 1980. Cet acarien s’attaque autant aux larves qu’aux abeilles ouvrières et aux bourdons adultes. Il pond ses œufs dans les cellules à couvain et se nourrit de celui-ci.

Le frelon asiatique est arrivé dans le sud ouest de la France dans les années 2004. Il infeste progressivement la France en direction du centre et du nord. Il serait arrivé dans de poteries importées de Chine. Il se gave et se régale d’abeilles.

Les OGM, elles, sont plus pernicieux car ils entrainent la mort de nombreuses abeilles, car elles favorisent la monoculture plutôt que la biodiversité si indispensable aux abeilles.

Les abeilles font un peu moins d’un rayon de 2 km autour de leur ruche pour butiner. A proximité des monocultures elles doivent transporter le pollen sur de très longues distances, et ne passent plus d’une plante à l’autre, favorisant la pollinisation. Elles s'épuisent et meurent en route.

Plus d’abeilles, plus de pollinisation. Plus de pollinisation plus de fleurs, de fruits, etc. Quelle misère… Et plus de miel pour les gourmands.

Outre les effets des OGM sur les abeilles, la filière apicole est économiquement menacée par la présence de pollen GM dans les produits. En septembre 2011, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a décidé que du miel contenant du pollen de maïs Mon810 était interdit faute d’autorisation du pollen comme aliment.

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