Notre Planète

Permafrost

171012 Le permafrost fond: DANGER !

171012 Le permafrost fond: DANGER !

N'en déplaise aux climatoseptiques, la planète se réchauffe !

Même si le GIEC (Groupe d’experts intergouvernementaux sur l’évolution du climat, créé en 1988) affiche une prudence face aux phénomènes climatiques actuels, il n'est pas possible d'ignorer les hausses de température, les ouragans qui se déchaînent, les pluies diluviennes, les glissements de terrain et le ravage des côtes par les tempêtes, la montée des eaux, de même que la fonte du permafrost (Terres gelées du grand Nord).

Sous le permafrost aussi appellé pergélissol, se trouve enfoui un gaz naturel appellé METHANE. Celui-ci est issu, au fil des ères qui se succèdent, de la décomposition et la fermentation d'organismes naturels, à l'instar du pétrole. Il se trouve prisonier sous le fameux permafrost.  En certains endroits, il est possible de le capter pour en faire du gaz domestique naturel, mais en beaucoup d'autres ce n'est pas possible, et il s'chappe dans l'air comme gaz à effet de serre.

Si le permafrost fond le gaz se libère. Pourtant de nos jours, le permafrost fond. Et, si cela continue, il est fort probable que dans les 30 années à venir, il aura fondu dans les premiers 3 mètres de la couche terrestre, de 9 à 15 %, et dans 80 ans de 47 à 61%, selon les calculs estimatifs du GIEC.

Bien sûr notre planète a déjà vu des réchauffements et des refroidissements, sans que l'Homme n'intervienne. Mais actuellement l'Homme accélère le processus par son activité industrielle et par l'élevage intensif des ruminants.

Selon l'ONU, nous sommes en face de la plus grave menace de l'histoire de l'Humanité. Allons-nous rester les bras ballants ?

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Plastiques oceans

171011 7ème Continant ?

171011 7ème Continant

En 1997, au centre de l'Océan Pacifique nord, l'océanographe Chales Moore fit une bien triste découverte, qu'il nomma par la suite 7ème continant. Contrairement aux grandes découvertes des siècles passé, ce ne fût pas un nouveau territoire, mais un immence amat de déchets, contenus dans un gigantesque tourbillon appélé gyre, et formé en son coeur de matières plastiques rejetées par l'homme. 

Autour du globe, il y a cinq gyres, mais la plus effrayante au niveau planétaire est certainement celle qui se trouve dans le pacifique entre les USA et le Japon. Bien sûr les autres n'en sont pas moins regretables. On estime à +/- 270 mille tonnes de déchets dérivants dans nos océans. La gyre pacifique dite 7ème continent recouvre 343 millions de km2 (6 fois la superficie de la France). Cette masse de déchets, épaise de 10 à 30 mètres affecte dangereusement les espèces marines, que ce soit les poissons, les mamifères ou les oiseaux. Ce bien triste constat, influe non seulement sur les animaux, mais également sur la dispersion de polluants chimiques, ainsi que sur la migration d'espèces invasives, mais également sur notre alimentation.

Des initiatives publique et privées ont décidé de s'attaquer à ce fléau, telles que "surfrider fondation europe", et des sites d'information, voir de responsabilisation pédagogique sur internet font part des projets d'assainissement.

Voir : www.septièmecontinent.com/pédagogie/lesson/trajet-plastiques-océan     A lire, c'est édifiant et effrayant !

Voir aussi :http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/12/10/269-000-tonnes-de-dechets-plastiques-flottent-sur-les-oceans_4538100_3244.html

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Scrubbers

170602 Les Scrubbers ? Une avancée technique vers la propreté

170602  Les Scrubbers ? Une avancée technique vers la propreté

Il a fallut réglementer pour amener les armateurs à rendre plus propres leur navires. Les règlements MARPOL de l’OMI (Organisation Maritime Internationale) ont fixé en 2015 (applicable d’ici 2020), le maximum des émissions des gaz d’échappement des bateaux commerciaux. Cette réglementation vise essentiellement à limiter le taux des rejets de soufre dans l’atmosphère. Les moyens d’y parvenir sont multiples, mais représentent des coûts différents s’il s’agit d’un nouveau navire, ou d’un ancien à rénover. Les options sont un possible changement de carburant, passer du fuel lourd à du gazole voire même le gaz liquide.

C’est là qu’intervient le scrubber. C’est un moyen physique qui permet aux navires de continuer à naviguer avec des fuels lourds (polluants, mais bon marchés) en rejetant des gaz d’échappement épurés à 99%. Cela fait déjà plus de 40 ans que des firmes telles que DuPont de Nemours et Belco Technologies travaillent sur le sujet, et sont de nos jours parvenues à cette haute performance. D’autres fabricants autour du monde se sont aussi intéressés à cette problématique, et installent déjà de telles centrales de filtration sur des navires.

L’installation de ces systèmes de nettoyage des gaz d’échappement est possible sur presque tous les types de navires, qu’ils soient neufs ou anciens. Bien sûr, cela représente un gros investissement, qui doit pouvoir être rentabilisé, pour qu’une transformation d’un ancien navire soit envisagée. Aussi des compagnies comme Brittany Ferries ont fait l’effort d’immobiliser à grands frais six de leurs bâtiments pendent le temps d’installer ces filtres géants et faire de la maintenance. Une autre, comme MSC a équipé son nouveau fleuron, le MSC Meraviglia, d’un tel filtre dès sa conception. La tendance se confirme et c’est encourageant.

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N’en déplaise à Mr. Trump, les normes établies par l’OMI sont internationales, et America first devra y passer, comme les autres. Bonne nouvelle !

Chalut

170530 Gestion de la pêche 2017 pour la mer du Nord

170530 Gestion de la pêche 2017 pour la mer du Nord

Les 28 États membres de l’Union Européenne sont parvenus à un accord, sur les quotas de pêche pour l’Atlantique et la mer du Nord.  Petit à petit, L’EU avance en visibilité dans la délimitation des quotas tant réclamés par les pêcheurs, notamment sur le cabillaud, le merlan et le bar, en fixant un RMD (rendement maximum durable).

Le Rendement maximum durable (RMD), soit la limite de pêche qui permet le renouvellement des espèces, est le principe directeur qui guide les négociations sur les taux de capture dans les pêcheries européennes. La politique commune de la pêche prévoit que ce rendement s’applique à tous les stocks d’ici 2020.

La bonne gestion du stock de poissons déjà dictée par l’EU, a permis d’augmenter sensiblement le (TAC) taux admissible de capture du merlu. La sole, quant à elle se stabilise dans le golfe de Gascogne et augmente en mer du Nord. Le cabillaud, lui, est en baisse et l’églefin est en hausse.

Nous voyons ici que la bonne gestion des stocks, même si elle ne plaît pas à tout le monde, tend à revaloriser la pêche, selon des méthodes scientifiques. Pourtant, la France a obtenu des assouplissements, afin de tenir compte des captures inévitables de certains engins de pêche, notamment avec le bar.  La Commission, qui juge la situation du bar très préoccupante, avait proposé seulement des exceptions pour les petits pêcheurs, dont l’activité dépend de ces stocks. Qu’en sera-t’il des Anglais avec leur brexit ? Eux qui viennent déjà pêcher à la limite des eaux françaises, si ce n’est pas dedans…

Note du Capitaine : Il est à considérer que le fruit de la pêche devrait être réservé à l’alimentation et non à faire des farines de poisson. Il est également à considérer que le poisson que nous mangeons de nos jours, n’est plus aussi propre que par le passé. L’Homme et ses pollutions est passé par là. Voire le blug du 170529.

Infos sur les quotas d’Ifremer : https://wwz.ifremer.fr/peche/Le-monde-de-la-peche/La-gestion/combien/Tailles-minimales/Poissons-Manche.-Mer-du-Nord

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Moules

170529 Nous mangeons tous du plastique !

170529  Nous mangeons tous du plastique !

Depuis un certain nombre d’années, une quantité d’études démontrent les nuisances des matières plastiques. Une fois de plus, le pouvoir de l’argent et du confort irréfléchi, mais aussi de la méconnaissance, mènent à une impasse. La conclusion est sans appel ; nos mers sont infestées de plastiques et polluants chimiques, et il est urgent d’agir.

Déjà en 2012-2013, une expédition démontrait par exemple, que dans le Golfe de Gêne, on trouvait entre 13'000 et 300'000 particules de plastiques flottants par km2. Une autre, disait que dans le Pacifique, une nappe de déchets, plus grande que la France, se situait au centre d’un courant circulaire nommé Gyre.

Ces plastiques proviennent de notre consommation effrénée de ces matières plastiques, que l’on retrouve dans toutes sortes de produit du quotidien, tels que : emballages – produits cosmétiques – vaisselle -  vêtements – objets courants de tous les jours. Le grand malheur est que ces matières se déstructurent en fines particules, mais ne se détruisent pas naturellement. Ainsi, elles sont absorbées par les animaux et au final par nous-mêmes.

Il devient dès lors évident que la santé des organismes vivants est en très grand danger ! Les poissons, les crustacés, les oiseaux et finalement les humains sont tous concernés. La chaîne alimentaire se concentre en plastiques chaque fois qu’un prédateur mange sa victime, qui à son tour est elle-même mangée par son prédateur. Et finalement, il n’en est pas autrement des êtres humains qui sommes en tête et en queue de ces pollutions effrayantes.

Si nous prenons l’exemple des moules qui filtrent 20 à 25 litres d’eau de mer par jour. Il n’y a que peu de meilleur filtre naturel. Qui par conséquent, concentrent les filtrats dans leurs chairs, puis finissent dans notre assiette. Il en va de même pour les crustacés et tous les autres organismes marins.

Ce que l’histoire ne dit pas, est quelle est la conséquence pour nous, qui consommons tout cela, mais qui initions tout cela également.  Cela ressemble à un suicide indirect !!!  Bien triste, pour ceux qui comme moi, adorent les produits de la mer.

Une prise de conscience semble s’initier gentiment, mais il faut accélérer de toute urgence, les moyens de lutte, mais aussi la réglementation sur ces matériaux. Aujourd’hui on ne peut plus dire qu’on ne savait pas !

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Antarctiqueii

170527 II Le plus gros Iceberg jamais vu sera vraisemblablement pour cette année !!!

170527 II Le plus gros Iceberg jamais vu sera vraisemblablement pour cette année !!!

Que les climato septiques se tiennent bien, car avec le réchauffement de la planète, le plus gros iceberg jamais vu est sur le point de se détacher en Antarctique. En effet un morceau de banquise aussi grand que la taille du Jura est sur le point de se détacher et partir à la dérive. La côte de Larsen C, étendue glacière de 5000 km2 est en train de se fissurer sur un front de 80 km sur les 100 qui la retienne encore.

Les chercheurs de l’université de Swansea au pays de Galle ajoutent que dès le moment où ce bloc sera détaché, d’autres peuvent suivre. Le processus de détachement s’est brusquement accéléré en décembre 2016 et le pire n’est plus qu’une question de temps. Il n’est maintenant plus besoin de prouver que la banquise se retire, sous l’effet du réchauffement de la planète, ce qui induira à coup sur une élévation du niveau des mers et océans. Curieusement, ce qui fût découvert lors d'une étude récente autour de l'Antartique, et lors de la plongée d'un sous-marin télécommandé, est que contrairement aux iceberg, la banquise n'a pas sa plus grande surface immergé sous l'eau. En effet lorsqu'on parle d'iceberg, il est courant de dire que ce que l'on voit au-dessus de l'eau reproésent 1/3 de la masse totale. Eh Bien, la banquise semblerait descendre à une vingtaine de mètres sous l'eau, et flotter comme un gigantste radeau...

C’est quand même curieux que certains climato septiques soient aussi aveugles, sur des faits aussi concrets que ça.

Ces mêmes aveugles sont-ils prêts à sacrifier du territoire à la mer, et à accueillir sur leurs terres des migrants qui fuient la perte de leurs territoires, au nom de la mondialisation, de l’argent direct et de la consommation effrénée ? Adieu la Floride, adieu les Maldives, adieu le Bengladesh et biens d'autres... plus près de chez nous : Camargue, les côtes d'Aquitaine et ce ne sont que des exemples qui sonnent à nos oreilles, car il y en a tellement ...

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Cleanup

170522 Trop de plastiques dans nos mers et océans !

170522 Trop de plastiques dans nos mers et océans !

Un jeune néerlandais de moins de 20 ans (Boyan Slat), se lance dans un immense projet de nettoyage des océans. Tout d’abord soutenu par son gouvernement et par la société Boskalis, spécialisé dans les services maritimes, il a pu monter un prototype de son invention destiné à récupérer les plastiques qui dérivent dans nos mers.

Une première installation de son boudin flottant a été installée en mer du Nord en 2016. Le résultat ne fut pas concluant au point de vue résistance des matériaux. Mais le jeune homme a de la suite dans les idées, et il fait appel à des généreux investisseurs et réussi à lever quelques 21,7 millions de dollars, afin que sa start-up puisse passer à une plus grande échelle. Bien que contesté par quelques scientifiques, le jeune homme ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Il sait très bien que la question des plastiques dans les océans est loin d’être réglée, mais il part du principe qu’il faut commencer maintenant, et si nécessaire améliorer son projet… Surtout ne pas attendre les bras ballants !!!

Le projet consiste à disposer d’un gros boudin flottant, qui fait barrage aux plastiques qui dérivent avec les courants marins. Puis, ensuite extraire ces plastiques afin de les recycler.

Des tests ont notamment montré que le dispositif serait sûr pour les animaux, (comme il n’y a pas de filets, ils ne risqueront pas de s’y piéger), et que son fonctionnement serait 33 fois moins cher qu’avec les autres méthodes.

Suite aux observations effectuées au cours de ces dernières années, on a pu constater que les plastiques dérivent en majorité sur cinq zones des océans. Ils sont transportés par des courants circulaires appelés gyres. C’est à ces endroits que les boudins seraient implantés.

Ce projet serait rentable entre le coût de l'installation et le fruit de la vente des plastiques récupérés, la balance économique devrait être équilibrée.

Ce projet est en cours d’élaboration, et nous espérons tous qu’il ira bien, dans le sens de nettoyer notre planète bleue. Il est à noter que déjà en 2014, le jeune inventeur avait été primé par le « Programme des Nations Unies pour l’Environnement », en tant que plus jeune candidat du prix « Champion de la Terre) ».

Au final et en complément de ce projet, c’est aux citoyens du monde de se responsabiliser, afin d’éviter tous ces rejets de plastiques. Il faut savoir que la Méditerranée contient la plus forte densité de plastiques dérivants au monde. Cela à cause des bassins versants Européens et Africains du nord.

Devenons matures et cessons de rejeter ces matériaux indestructibles par la nature !

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Hydrolienne

170520 II Les Hydroliennes = une alternative aux éoliennes

170520 II Les Hydroliennes = une alternative aux éoliennes

Tout le monde est d’accord de remplacer les centrales électriques à charbon par des éoliennes et autres. Cependant, personne ne veut des éoliennes près de chez lui, invoquant toutes sortes de motifs nombrilistes.

Il y a l’alternative des HYDROLIENNES. On remplace le courant d’air par celui de l’eau. Ici aussi, les pêcheurs sont opposés. Mais au moins elles ont l’avantage d’être sous l’eau et non visibles. C’est de l’énergie verte et 100% renouvelable. Plusieurs projets prometteurs ont vu le jour, dans plusieurs pays européens et d’Amérique du Nord.

En France, la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) va construire pour 2018, un parc de 39 hydroliennes dans le Haut Rhône non navigable, en aval du barrage de Génissiat. C’est un projet pilote de grande dimension qui pourra produire 6'700 MW/an (Méga Watts), ce qui équivaudra à la consommation de environ 2'700 habitants, et économisera 2'000 tonnes de CO2 par an.

Selon la CNR, ce projet est une première mondiale par sa taille. La CNR s’implique dans le développement de cette technologie pour des hydroliennes fluviales et maritimes, en participant aux études menées par des développeurs indépendants. Des essais concluants ont été faits sur la Loire et en Guyanne. La compagnie HydroQuest assurera le développement et CNR s’occupera de l’exploitation.

Le principe de l’hydrolienne est de se servir du courant des rivières ou des marées pour faire tourner 24h/24  des hélices sous marines. L’énergie reçue gratuitement par les courants est convertie en électricité. Les infrastructures sont légères et ne nécessitent pas de construction de barrages, laissant le cours d’eau libre, ce qui est bien pour la faune aquatique.

Le projet est déjà bien avancé, il devrait se finaliser en 2018. Son coût sera de 12 millions d’euros. Il devra démontrer et valider la faisabilité d’une série d’autres futures hydroliennes fluviales.

En Autriche, dans la région de Wachau, sur le Danube, classée au patrimoine de l’UNESCO en 2000, il était impossible d’installer des éoliennes, de même qu’un parc de panneaux solaires. Cette région s’est donc tournée vers des hydroliennes, invisibles. Une fois les autorisations reçues, ils ont installé des grosse hydroliennes de 6 tonnes en fond de rivière. Chaque hydrolienne couvre en besoin à 250 personnes en énergie électrique. La production ne s’arrête jamais car le fleuve coule tout le temps. Actuellement il y a 9 hydroliennes fluviales en service et la région pense en poser d’autres au vu des résultats.

C’est la compagnie Aqua Libre qui à développé ce type d’hydrolienne, après 10 ans de recherches. Le modèle est différent de celui développé en France, car elle flotte sous l’eau étant retenue par des points d’encrage sur le fond du fleuve.

L’anecdote est qu’un hôtelier de la région, tellement content de cette réalisation qui ne dénature pas le paysage, en a commandé une pour lui-même, afin d’alimenter son complexe Restaurant-Hôtel de luxe.

Le marché pourrait être énorme, il est évalué à 15 milliard d’euros sur 10 ans, selon l’entreprise française HydroQuest.

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Construction occasion

170518 Construction avec des matériaux réutilisés

170518 Construction avec des matériaux réutilisés

Construire avec des matériaux réemployés, connaît un véritable succès croissant, partout dans le monde.

C’est une bonne nouvelle, que de réemployer des pièces de construction qui, au lieu de les démolir bêtement, sont recyclées soigneusement et intelligemment.  Une prise de conscience et un peu d’imagination, permet aux architectes de construire des bâtiments nouveaux, en utilisant des pièces venant d’anciens.  Une exposition intitulée « Matière Grise » se tient à Genève, sur ce thème à la Haute Ecole d’Architecture (hepia), jusqu’au 19 mai.

Les maîtres d’ouvrage ayant un bâtiment à déconstruire, peuvent s’adresser à une plateforme informatique « Salza »,  qui permet de mettre en lien le déconstructeur et le récupérateur.

Déjà quelques bâtiments ont été reconstruits selon ce procédé.

De la tôle ondulée récupérée barde trois façades d’une nouvelle habitation de la banlieue chic de Sydney. Des tuiles transforment un hangar des anciens abattoirs de Madrid un lieu culturel d’avant-garde. Des fenêtres, lucarnes, bois, toilettes, miroirs, carreaux de céramique achetés d’occasion par le café Noorderparkbar à Amsterdam. Même le futur siège du Conseil européen à Bruxelles, se pare d’une façade composée de vieilles fenêtres en chêne, collectées dans chacun des Etats membres.

Bien sûr, ce n’est pas si facile. Il y a des problèmes de conformité, d’autorisations, d’isolation, mais avec de l’imagination il est souvent possible de trouver une solution. A Riga en Lettonie, le toit des halles est construit avec les anciennes toitures de hangars allemands, où étaient abrités des dirigeables.

Le fin du fin, dans la construction d’appartements modernes, est d’utiliser des briques de terre cuite des greniers d’anciennes bâtisses.

Article sur le sujet : http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/11/15/construire-avec-des-materiaux-d-occasion_4524218_3244.html

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Acacias d afrique

170515 Le silence de la forêt

170515 Le silence de la forêt

Des études ont attesté que le silence des forêts, ne l’est que pour nos oreilles. En réalité une intense discussion imperceptible se trame chez les arbres, entre eux. Autant par les airs que par le sol, les arbres échangent sans cesse des informations sur ce qu’ils ressentent du monde extérieur. Ils s’informent et communiquent sur les agressions qu’ils peuvent ressentir, et sur les dangers imminents.

Des scientifiques s’y sont penchés pour  démasquer ce langage.

Le professeur Wouter Van Hoven de l’université de Pretoria, par exemple, a fait une recherche, suite à un phénomène rare survenu dans les années 1980, dans une forêt d’Afrique du Sud. A cet endroit, des milliers d’antilopes koudou se sont mises à mourir mystérieusement. Après bien des recherches, il s’avéra que le poison qui les intoxiquait était une très forte concentration en tanins. D’où venait-il ? Ces substances provenaient d’acacias qui normalement n’avaient pas cette concentration en tanins. Alors, pourquoi et comment ces acacias ont-ils développés ces tanins ? L’étude révéla que les acacias, fortement attaqués par ces antilopes, avaient communiqué entre eux en libérant des substances volatiles du type éthylène. Ces arbres étaient capables d’émettre et de capter cette substance, qui servait de véhicule aux messages qui servait à se défendre, via les vents.

Les informations entre les arbres peuvent aussi circuler à travers le sol, grâce à une association symbiotique entre les racines des arbres et les mycorhizes, des champignons microscopiques. Une équipe suisse de l’Institut Paul Scherrer, en collaboration avec des chercheurs de l’Université de Bâle, a contribué en 2016 à éclaircir ces mécanismes d’échange de substances. Dans leur étude publiée dans «Science», les chercheurs ont montré que des épicéas, mais aussi des hêtres, des pins et des mélèzes, utilisent ces «routes» souterraines pour envoyer à d’autres arbres du dioxyde de carbone (CO2), essentiel pour la photosynthèse et vecteur de messages.

Les arbres peuvent ainsi rester connectés et certains vieux arbres, appelés «arbres mères», prennent soin des plus jeunes en leur envoyant des substances nourricières.

Le capitaine se demande si à l’approche de la tronçonneuse, les arbres ont peur de mourir ?

Article similaire : http://mysteres-verts.over-blog.com/article-acacia-appel-au-carnage-75223454.html

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