biocarburants

Bioethanol

171008 Un pas de plus dans la transformation d’algues en biocarburant

171008 Un pas de plus dans la transformation d’algues en biocarburant

Une nouvelle méthode de conversion d’algues en biocarburant a été découverte par des chercheurs de l’Université de Washington et du laboratoire Pacifique Nord-Ouest (USA).  En effet, jusqu’à présent cette transformation engendrait entre 25 à 40% de carbone et plus que 80% de déchets inutilisée, à recycler avec difficulté. Cette méthode a inversé la tendance...

Avec cette nouvelle technique l’opération se fait en deux temps, à savoir une première étape de liquéfaction hydrothermique (celle qui produit du déchet), suivie d’une décomposition par des bactéries anaérobies qui naturellement transforment en biogaz et hydrocarbure bio les déchets de production. Il reste de ces réactions un matériau solide qui peut être utilisé comme engrais, ou recyclé dans la première procédure de liquéfaction hydrothermique, jusqu’à épuisement.

Ainsi ce procédé valorise quasiment la totalité des algues utilisées.

Plus précisément, la première opération transforme les algues en bio-huiles et en déchets solides. La seconde opération convertit cette bio-huile en bio-carburants, et les déchets solides recyclés en engrais, et/ou réintroduits dans la première opération. Au final, il restera toujours du solide qui sera utilisé comme fertilisant.

C’est justement cette deuxième opération qui engendrait des difficultés de rentabilité, jusqu’à présent, produisant trop de déchets non recyclables.

Auparavant, il subsistait environ 10% de la production en l'huile biologique, et les 90% restants étaient des sous-produits résiduels. Le fait qu’il ait été développé cette méthode alternative pour recycler ou traiter les restes solides signifie qu'il devient plus économique de produire des carburants biologiques, ce qui rend possible l'utilisation commerciale de transformation d’algues en carburant.

Cette avancée est des plus réjouissante, car des algues, il y en a à profusion, et la perspective d’une activité propre et lucrative s’ouvre.

Les résultats de cette recherche de l'équipe sont publiés ce mois-ci dans Bioresource Technology. Intitulé "La digestion anaérobie de la fraction organique provenant du sous-produit d'eaux usées d'algues liquéfiées hydrothermales", l'équipe est également composée de Keerthi Srinivas, associée de recherche postdoctorale de WSU, Sebastian Fernandez, assistant de recherche de WSU, Andrew Schmidt, du groupe de développement de processus chimiques et biologiques de PNNL et Marie Swita, du groupe de développement de processus chimiques et biologiques de PNNL.

***