170209 Pavillon pirate

170209 Pavillon pirate

Est-il possible d’arborer un pavillon pirate sur son bateau ?

Le pavillon pirate est réservé en France à un seul navire qui a le droit de l’arborer jusqu’en 2018. Ensuite ce sera un autre qui sera désigné. Ce navire « Le Commandant Herminier (F791) », est un aviso de 80m. de la Marine Nationale. Il est destiné à la lutte anti-sous-marine et est commandé par Audrey Boutteville, l’une des 8 femmes commandante de navire de la Marine Nartionale.

Le pavillon pirate appelé aussi « Jolly Roger », comme tous autres pavillons est soumis à la réglementation maritime, et, ce n’est pas vraiment qu’il soit interdit, mais il n’est pas réglementaire, comme tout autre pavillon mal envoyé.

La réglementation sur les pavillons est stricte et pourrait être sanctionnée par des agents de la Marine Nationale, Gardes Côtes ou Douanes, s’ils en ont de bonnes raisons…

En mer comme au port, il est interdit d’arborer le pavillon pirate sur son navire !

Historiquement, au XVIIIsiècle, ce pavillon devait rappeler à toutes personnes qui le voyaient arboré, qu’il ne leur restait plus que quelques instants à vivre et qu’il fallait en profiter. C’est donc un hommage à la vie et non à la mort.

De nos jours les pirates n’affichent plus aucun pavillon (les coutumes se perdent, lol !) et se font le plus discrets possible.

Curieusement, les textes rattachés aux pavillons de la réglementation de la piraterie antique n’ont pas été abrogés, et sont toujours d’actualité. Un décret de 1929 édicte la réglementation sur les pavillons valables en France sans mentionner directement le « Jolly Roger ».

Bien que ce soit pure fantaisie pour beaucoup, nul n’est censé ignorer la loi. Le pavillon pirate est donc INTERDIT ! Et surtout JAMAIS à la poupe en lieu et place du pavillon national.

La pavillonnerie est régie par le droit maritime international, et ne déroge pas sur l’identification des navires (les gros comme les petits). Ils servent à déclarer entre autre la nationalité du bateau, le pavillon de courtoisie au pays visité, et le réglementaire des douanes, mais aussi à d’autres informations réglementaires.

Pour ceux que la réglementation intéresse il faut se référer à :

la Convention de Genève du 29 avril 1958 de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement de 1986 à la Convention internationale sur le droit de la mer dite convention de "Montégo Bay" de 1982 :

Nota : En Angleterre le « Jolly Roger » peut encore être utilisé de nos jours par les sous-marins regagnant leur base, à titre de devoir accomplis.

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