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170301 Le danger des nanoparticules dans l’alimentation et la cosmétique

Malgré des dizaines de mises en garde sur l’effet néfaste des nanoparticules, utilisées inutilement par les industries cosmétiques et alimentaires, rien ne change sur les emballages des produits achetés en commerces libres. Pourtant, même si la mention « nanoparticules » figurait sur les emballages, il n’est pas certain que les clients se rendent compte du danger de ces substances de base, des divers produits ingérés quotidiennement. C'est-à-dire des bonbons, du dentifrice, de certains produits alimentaires courants et même dans certaines viandes et confiseries …

Que veut dire nanoparticule ? Il s’agit de molécules chimiques de la taille du milliardième de mètre (10-9m.), c'est-à-dire  un million de fois plus petit que le diamètre moyen d’un cheveu. Cela veut dire, que cette molécule est plus petite que bien des cellules qui constituent le corps humain ou animal.  Et alors ? Eh bien, si des molécules si petites entrent en contact avec des cellules capables de les absorber, celles-ci ne se gênent pas de le faire. Et pour en faire quoi ?  Eh bien, on ne le sait pas toujours, mais la plupart du temps pour les stocker, sans savoir comment elles vont agir…

Si on prenait l'exemple  du E171 !!!

En ce qui concerne le E171 (Dioxyde de titane nano), on le trouve dans les dentifrices (agent blanchissant), dans certains bonbons et chewing-gums (agent de blancheur), dans des crèmes solaires (fixatif des principes actifs), dans des médicaments, dans des viandes de veau (aspect plus clair).  Ce ne serait pas si grave si la molécule était de structure micro-métrique, mais à l’échelle nano- métrique c’est très grave. Car, il a clairement été démontré (INRA/CIRC/Uni Lausanne/ Uni Orléan) sur des rats (pauvres bêtes), que ce produit provoque des troubles immunitaires et des lésions précancéreuses.  Des recherches menées par l’université de Grenoble ont démontré pour la première fois, que le dioxyde de titane nano franchit la barrière intestinale et se retrouve dans le sang, puis dans le foie.

Dès lors, on peut se poser la question s’il ne serait pas prudent de retirer ce produit pour de telles applications ? D’autant plus que le danger qu’il représente est similaire à celui de l’amiante. C’est donc une bombe à retardement !!!

Cette chimie du diable, est tolérée et la législation européenne ne prend pas position, si ce n’est que la mention « nanométrique » devrait figurer sur les emballages depuis deux ans déjà.  Les lobby’s des fabricants de ces matériaux font pression sur les organes de certification et bloquent le processus de réglementation de toutes leurs forces.

Il est à noter deux choses : 1) Le dioxyde de titane sous sa forme macro-particules est utilisé depuis très longtemps dans les peintures, sans problème majeur.  2) Certaines nano-particules peuvent être bénéfiques si elles sont utilisées à bon escient, notamment dans certains médicaments qui ont une action ciblée à l’endroit où ils doivent agir. C’est le fruit de recherches actuelles.

De façon plus générale, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a préconisé le principe de précaution et le classement des nanomatériaux parmi les substances dangereuses.

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