170113 Plus de 25'000 tonnes de maïs bloqués au port de Brest

170113 Plus de 25'000 tonnes de maïs bloqués au port de Brest

En cause du maïs roumain débarqué (non conforme) mi-décembre, et stocké depuis trois semaines en silos, qui avait été traité à la phosphine*. La phosphine (PH3=phosphane) est un gaz très toxique appliqué en fumigation, qui sert la conservation des céréales durant leur transport.

A l’arrivée d’un cargo à Brest, les dockers ont détecté ce gaz en trop forte concentration et ont retardé le déchargement de deux jours afin que ce gaz, régulièrement utilisé, se dissipe dans l’air ambiant. Les mêmes dockers mentionnaient une forte fermentation de la cargaison. Des instructions ont été données au personnel de quitter la zone de déchargement.  Les syndicats et collectifs du port ont demandé de ne pas livrer cette cargaison avant que la phosphine ne soit complément dissipée, après analyse.  Ils ont aussi informé le préfet de la région, la direction régionale de l’agriculture et l’inspection du travail,  de l’incident.

Pourquoi de remue ménage ?  Car la phosphine est un gaz extrêmement inflammable, provoquant des brûlures de la peau et des lésions occulaires graves, mortel par inhalation et très toxique pour les organismes aquatiques » selon la fiche de l'INRS (Institut national de recherche et de sécurité). Le pesticide est couramment utilisé dans les bateaux pour tuer les insectes et éviter les moisissures.  Les employés du port sont sensibilisés à l’action des pesticides lors des débarquements, car il y a déjà eu des accidents graves en France et ailleurs, avec la phosphine. Et, le plus curieux dans ce cas, est que la concentration ne diminue pas malgré la ventilation. En effet la phosphine avait été directement appliquée directement sur le maïs, alors qu’habituellement elle est diffusée au travers de grandes chaussettes.  Personne ne parlerait aujourd'hui de ce problème, si le 21 décembre dernier, le syndicat Solidaires et plusieurs associations de victimes des pesticides n'avaient pas rendu le dossier public. Pourtant la Préfecture prétend que ce n’est pas un sujet de santé publique !?

L’affaire  en est là, alors que toutes sortes d’administrations s’en mêlent, la marchandise dort en silo et le client attend sa marchandise.

* Selon l'INRS, l'inhalation d'une dose massive de phosphine provoque rapidement des troubles neurologiques (coma, convulsions), respiratoires (oedème aigu du poumon) et cardiaques (foyers de nécrose du myocarde).

Note du capitaine (du blog) : Si on savait combien de saloperies on ajoute autour des aliments, on ne mangerait plus rien qui est produit par l’industrie. Ici il s'agit d'aliment pour le bétail, mais le bétail c'est nous qui le mangeons. En voici une preuve

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