170217 Farines de poisson et élevages animaliers

  • Par spicyboat
  • Le 16/02/2017
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170217 Farines de poisson et élevages animaliers

Une ONG (Bloom) attire l’attention à juste titre, sur le fait que 25% des captures mondiales de poissons (environ 20 millions de tonnes) sont destinées à fabriquer des farines et huiles consacrées à l’élevage. Environ 55% vont à l’aquaculture, 20% à l’élevage porcin et 15% à l’aviculture, le reste se réparti parmi les autres aliments animaliers.

Problèmes :

Le 90% des poissons réduits en farine seraient comestibles pour nous occidentaux, mais  encore plus pour les populations des pays en voie de développement côtiers, pour qui c’est leur alimentation de base et une source du commerce local.

Par exemple, la côte Sénégalaise est pillée par des fabricants de farines d’origine russe, chinoise, coréenne et autres, installés sur place (selon Reuters).

Les sardines, les anchois, les harengs, les chinchards, maquereaux et autres petits poissons tombent dans les filets des pêcheurs industriels internationaux, qui vont pêcher dans les territoires où habituellement les pêcheurs artisanaux, régionaux, s’approvisionnent. Pire, les pêcheurs en pirogue vendent leurs poissons pour quelques sous de plus que le prix régional à ces fabricants, privant au passage toute une population de sa nourriture traditionnelle.

La menace est grande sur l’écosystème, car ces poissons du bas de la chaîne alimentaire, sont transformés en farines qui servent à la nutrition des élevages animaliers, industriels et semi industriels. De plus, cette pêche intensive prive les poissons endémiques de plus grande taille, tels que thons, cabillauds, daurades, dauphins et autres mammifères marins, de leur nourriture dite de fourrage. Il en va de même pour les oiseaux marins et les humains des régions concernées.

Ce terrible marché est issu de l’effet pervers de la mondialisation et de la gourmandise des pays riches qui peuvent offrir à leurs populations des produits toujours plus raffinés tels que saumons, crevettes, truites et autres, mais aussi des produits issus de l’élevage terrestre fermier et même de la nourriture pour nos animaux domestiques.

Cette pêche industrielle est contraire à la logique, à l’étique et au Code de conduite relatif à une pêche responsable établi par la FAO. Elle nous dirige tout droit vers l’épuisement des océans et à la disparition ou à l’affaiblissement de certaines espèces.

Mettre un frein à cette surexploitation, selon la Banque mondiale, qui, dans un rapport de février 2017, prônait une meilleure gestion des ressources halieutiques, qui permettrait de reconstituer la ressource, mais également la revalorisation du prix des prises  

Plus d’infos : http://www.bloomassociation.org/    Cette ONG Bloom milite entre autre et à juste titre pour l’interdiction de cette pêche dévastatrice qui pourrait être remplacée par des farines d’insectes, et déchets alimentaires riches en protéines, plutôt que du poisson de petite taille.

Et aussi : www.lemonde.fr/planete/article/2017/02/14/la-face-sombre-de-l-aquaculture_5079708_3244.html#2RSA5UyJ0pcuQGvv.99

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