Le Blog du Capitaine

Le Blog des états d'âme du Capitaine, du lundi au vendredi. Observer, narrer, critiquer, admirer, sans jamais juger, tel est l'esprit de ce Blog...

Les samedis et dimanches vous pouvez retrouver des anciens blogs (avec la mention II), complétés ou modifiés en fonction de l'actualité.

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MERCI, c'est gratifiant. Pourtant, le capitaine serait encore plus content si vous faisiez des commentaires. Sous chaque titre du blog, il y a une ligne avec des mentions en orange. Ici vous cliquez sur "Commentaires" et pouvez ajouter votre grain de sel ou opinion sur le sujet traité.

A bientôt, au plaisir de vous revoir !

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Banniere francaise

170526 France : Heureusement qu’il est jeune !

170526 France : Heureusement qu’il est jeune !

Fort bien élu, le nouveau Président de la République Française, a du pain sur la planche. Bien sûr, il n’est pas l’idole de tout le monde, loin s’en faut, avec onze millions de voix pour le FN, contre lui. Pourtant, ce jeune Président devra composer avec la France Insoumise, le FN, et quelques Socialiste et Républicains.

Maintenant, c’est pour lui, une des dernières chances de sortir la France de la morosité. En cas d’échec, le risque est très grand; un dérapage qui pourrait dégénérer vers une révolution. 

Il faudrait que chaque français donne une chance à ce Président, et le laisse introduire ses nouvelles mesures, quitte à les modifier ensuite. Stopper les grèves, qui paralysent le pays, et créent des pertes aux entreprises. Qui plus est, vont à l’encontre de l’emploi !!!

Il faudrait aussi que ce Président, pousse l’EU à modifier son organisation. Qu’il fasse le poids avec les allemands et non contre, ainsi qu’avec les pays de l’ancienne Europe. Qu’il réorganise et modernise cette Europe qui en a fort besoin. Trop de réglementations, trop de lobbys, trop de bureaucratie. Trop de banque centralisée !!!

Il devra aussi attirer à lui les candidats de la France Insoumise et ceux du FN, en leur montrant qu’ils étaient dans l’émotion lorsquîls ont voté, et que leurs idées n’étaient pas forcément mauvaises, mais pas tout à fait bonnes non plus.

Ce Président est passé en force contre le FN, mais il a bénéficié de beaucoup de votes de barrage. C’est justement ceux-ci qu’il doit amener à lui.

Il doit aussi travailler contre les inégalités sociales, contre la France des privilèges, ce qui n’est pas un petit morceau. Car il est bien connu que les privilèges des autres dérangent, mais ceux dont on bénéficie sont des acquis. Pour cela il faut stopper les nouveaux privilèges et laisser aller à échéance, jusqu’à leur fin les anciens.

Bon Courage Monsieur le Président !!!

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Mozart fils

170525 Difficile d’être le fils de… Franz Amadeus MOZART !

170525  Difficile d’être le fils de… Franz Amadeus MOZART !

Il s’appelle Franz Xaver Wolfgang Mozart, fils de Franz Amadeus du même nom.

Il fût musicien de grand talent, mais malheureusement il subit fortement l’ombre de son Génie de père.

Pianiste, compositeur, chef d’orchestre et professeur de musique, il reste méconnu de presque tout le monde. Le pauvre homme, coincé entre la célébrité de son  père si adulé de tout le monde, et de l’autre génie du moment, son aîné de vingt ans, Ludwig van Beethoven ainsi que de son cadet Franz Schubert. Cette époque fournissait des grands musiciens à profusion.

La célébrité de son père était pour lui un poids énorme, car il fût sans cesse comparé à lui.

Le père, Franz Amadeus eût six enfants. Il mourut cinq mois après la naissance de son dernier fils, Franz Xaver. Ce dernier reçut une éducation musicale de qualité, le petit était doué. Constance, sa mère, était elle-même musicienne, et repéra très vite les qualités musicales de son fils, aussi elle lui donna une éducation allant dans ce sens.

Il publia sa première œuvre en 1805, c’était un quatuor à cordes en sol mineur, composé deux ans plus tôt. Il avait alors 14 ans. La même année, il jouait à Vienne des œuvres de Haydn et de Streicher. Ce concert lui donna une aisance financière, qui lui permit de poursuivre ses études musicales et d’apprendre l’italien, qui lui servit lors de ses compositions futures.

Puis, il vécu dans l’entourage de la noblesse, donnant des leçons de piano. A 28 ans il tombe amoureux d’une comtesse, veuve, mère d’une de ses élèves. Il vécu avec elle, mais n’eurent aucune descendance.[]

Toujours à Lemberg depuis près de 30 ans, il donna un concert d’adieu avant de partir faire des représentations à succès dans toute l’Europe lyrique.

C’est après cela il accepta le poste de directeur de l’Opéra de Vienne.  Puis il regagna Salzburg, où il tomba malade, et s’isola de son auditoire. C’est alors que son état de santé se dégradait, qu’un des ses élève et admirateur l’invita en cure à Karlsbad. Il y mourut et y fut enterré.

Comme pour sceller l’ombre qu’avait fait son  père sur sa carrière, le requiem de Volfgang Amadeus fût joué lors de la cérémonie de sépulture de son fils.

Pourtant,  Franz Xaver laisse une œuvre importante derrière lui, dont le catalogue est paru chez Barenreiter, à Kassel. En 2009.

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Marine suisse ii

170524 La marine Suisse dans la tourmente depuis 2008

170524 La marine Suisse dans la tourmente depuis 2008

Nous avions parlé dans un blog passé de la Marine Suisse (17042017), commerciale bien sûr. Elle arbore fièrement ses 75 ans en 2017. Pourtant, elle est si méconnue de la population Suisse qui à d’autres chats à fouetter, que de fiers bateaux arborant le pavillon Suisse tout autour du globe.

Cette marine était destinée durant la dernière guerre mondiale, à approvisionner le pays. Car les bateaux des pays en guerre se faisaient couler par leurs ennemis, alors que nos bateaux Suisses, battant le pavillon rouge à croix blanche, avaient la réputation d’être neutres, comme leur pays, et passaient entre les feux des belligérants.

Aujourd’hui, 75 ans après, les quelques armateurs Suisses, possèdent 49 bateaux. Et si la tourmente se fait sentir autour d’eux, c’est que la concurrence maritime fait rage, et qu’il y a trop de bateaux en service par rapport aux besoins mondiaux et à la globalisation (toujours elle). Et, il y a toujours plus de bateaux de très très grande taille. De plus, cette flotte est garantie par une caution de 770 millions par la Confédération, auprès des banques, qui vient à échéance cette année 2017.

Selon les armateurs, sans cette caution, la flotte suisse ne résistera pas à la concurrence. La question devenant alors, est-il encore nécessaire de garder cette flotte maritime ? Ou du moins autant de bateaux. Pas si sûr …

De plus, les réglementations sont très compliquées, pour un pays qui n’a pas de façade maritime, et qu’un port fluvial directement en liaison avec la mer (Bâle).

L’avantage de la marine suisse lors de la dernière guerre, était qu’elle était neutre, par ses bateaux et ses équipages. Ce n’est plus le cas aujourd’hui pour les équipages. On parle plutôt le Russe, ou le Philippin sur les bateaux Suisses. Il ne reste plus qu'un capitaine de nationalité Suisse, et encore il est suisso-argentin. La neutralité ayant quitté le bord, nos bateaux ont sous cet aspect, plus de raison d’être. Pourtant, les leçons de l’histoire ont prouvé le contraire. C’est tout l’objet de la tourmente actuelle.

Il est à noter que treize navires sont actuellement à vendre. Les bateaux passeront sous pavillons de complaisance, tels que Panama, Libéria, Malte ou autres. C’est triste, mais y a-t’il un autre choix ?

Comme on peut le voir, la finance à raison de tout, et la Suisse, n’ayant pas un comportement exemplaire à ce sujet, se voit victime de ses propres méthodes.

La Confédération doit-elle cautionner cela ?  Affaire à suivre….

Note du Capitaine (Indépendant, celui-là) : Par le passé le métier de Capitaine de bateaux Suisses était prestigieux, et comportait pas mal d'avantages. Il n'avait par exemple pas besoin de faire de service militaire, étant donné qu'il travaillait toute l'année au service de la Patrie. Il avait également une retraite à +/- 55 ans. Pour devenir capitaine, les études étaient longues et entrecoupées de phases pratiques (navigation) et scolaires (Haute école spécialisée), une année l'un et une année l'autre, pendant plus de six ans. Aujourd'hui ce n'est plus le cas. De plus, les salaires offerts aux capitaines ont baissé presque de moitié.

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Cornavin

170523 Gare de Genève Cornavin

170523 Gare de Genève Cornavin

Si avant de dépenser 1,7 milliards de francs, on se creusait un peu la tête, plutôt que la ville…

Les trains en provenance de la Suisse, arrivant à Genève Aéroport, transitent par la gare de Genève Cornavin. Une fois les passagers déversés et repris à l’aéroport, les trains repartent en sens inverse et repassent par Genève Cornavin afin de regagner le réseau Suisse. 

N’y voyez-vous pas une aberration ?

Si les trains venant de Suisse passaient comme aujourd’hui par Genève Cornavin, puis continuraient vers l’aéroport, toujours comme aujourd'hui, puis, par un raccordement à définir, ils partiraient directement vers le réseau Suisse, aux alentours de Bellevue/Versoix.

Quels avantages ? Nombreux : le trafic serait diminué par deux au centre ville. Les travaux pharaoniques prévus pour transformer la gare, seraient eux aussi divisés. Les nuisances dues aux travaux seraient épargnées. Les voyageurs n’y verraient aucune différence. On pourrait même augmenter la cadence, l'objet de ce futur agrandissement...

La gare de Genève Cornavin serait presque à sens unique. Seuls les trains RER et ceux en provenance de la France, ainsi que les trains marchandise, pourraient circuler dans les deux sens.

Pourquoi personne n’envisage cette possibilité qui serait rentable pour tout le monde ? Allez savoir à qui les intérêts profitent ?

De plus les transports publics urbains ont la charge de distribuer dans la région, les voyageurs qui arrivent et partent des gares, et cela fonctionne déjà aujourd’hui.

Voilà, c’était un avis du Capitaine, qui a vécu à Genève pendant longtemps… A vous de donner le vôtre…

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Cleanup

170522 Trop de plastiques dans nos mers et océans !

170522 Trop de plastiques dans nos mers et océans !

Un jeune néerlandais de moins de 20 ans (Boyan Slat), se lance dans un immense projet de nettoyage des océans. Tout d’abord soutenu par son gouvernement et par la société Boskalis, spécialisé dans les services maritimes, il a pu monter un prototype de son invention destiné à récupérer les plastiques qui dérivent dans nos mers.

Une première installation de son boudin flottant a été installée en mer du Nord en 2016. Le résultat ne fut pas concluant au point de vue résistance des matériaux. Mais le jeune homme a de la suite dans les idées, et il fait appel à des généreux investisseurs et réussi à lever quelques 21,7 millions de dollars, afin que sa start-up puisse passer à une plus grande échelle. Bien que contesté par quelques scientifiques, le jeune homme ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Il sait très bien que la question des plastiques dans les océans est loin d’être réglée, mais il part du principe qu’il faut commencer maintenant, et si nécessaire améliorer son projet… Surtout ne pas attendre les bras ballants !!!

Le projet consiste à disposer d’un gros boudin flottant, qui fait barrage aux plastiques qui dérivent avec les courants marins. Puis, ensuite extraire ces plastiques afin de les recycler.

Des tests ont notamment montré que le dispositif serait sûr pour les animaux, (comme il n’y a pas de filets, ils ne risqueront pas de s’y piéger), et que son fonctionnement serait 33 fois moins cher qu’avec les autres méthodes.

Suite aux observations effectuées au cours de ces dernières années, on a pu constater que les plastiques dérivent en majorité sur cinq zones des océans. Ils sont transportés par des courants circulaires appelés gyres. C’est à ces endroits que les boudins seraient implantés.

Ce projet serait rentable entre le coût de l'installation et le fruit de la vente des plastiques récupérés, la balance économique devrait être équilibrée.

Ce projet est en cours d’élaboration, et nous espérons tous qu’il ira bien, dans le sens de nettoyer notre planète bleue. Il est à noter que déjà en 2014, le jeune inventeur avait été primé par le « Programme des Nations Unies pour l’Environnement », en tant que plus jeune candidat du prix « Champion de la Terre) ».

Au final et en complément de ce projet, c’est aux citoyens du monde de se responsabiliser, afin d’éviter tous ces rejets de plastiques. Il faut savoir que la Méditerranée contient la plus forte densité de plastiques dérivants au monde. Cela à cause des bassins versants Européens et Africains du nord.

Devenons matures et cessons de rejeter ces matériaux indestructibles par la nature !

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Train chine europe

170521 II Une des nouvelles «routes des épices»

170521 II Une des nouvelle «route des épices»

Depuis la nuit des temps nous sommes allés chercher des marchandises en Orient, Extrême-Orient et Asie.  A l’époque c’était plutôt des épices, puis des denrées coloniales. Aujourd’hui ce sont des produits technologiques qui viennent de Chine. Communément les marchandises sont acheminées par conteneurs et par bateau, moyen de transport très bon marché, mais lent (environ 50 jours de voyage).  D’autres produits à forte valeur ajoutée, de petites dimensions ou poids, viennent par avion.

Afin d’accélérer le temps de voyage, à des prix concurrentiels, nous sommes à réinventer le train. Bien sûr, il y a des obstacles géographiques et technologiques avec ce mode de transport. Pour acheminer des marchandises de la Chine vers l’Europe et vice-versa, il faut contourner la chaîne de l’Himalaya par le nord et emprunter la célèbre ligne du Transsibérien (Voyageurs uniquement), ainsi qu’une quarantaine de lignes à aménager, depuis le nord de la Chine, au travers de toute la Russie. Trois routes sont envisagées, Centre Russie, Est et Ouest. Cela représente plus de 11'000 km et environ deux semaines de voyage (Chine-France). L’autre problème majeur est technique, soit l’écartement des voies qui est différent en Russie et des anciens pays rattachés à L’URSS (1520mm), de l’Europe centrale, qui est standardisé (1435mm).  Techniquement, il y a aussi plusieurs changements de locomotives, suivant les réseaux sélectionnés.  Tout cela implique de la manutention de  transbordement. Pour cette raison les trains parcourant ce cheminement sont essentiellement chargés des conteneurs eux aussi, car ils sont plus faciles à transférer.

En 2016 un train est venu de Wuhan en Chine pour regagner Lyon. Le 18 janvier 2017, un autre train s'est dirigé vers Londres.

Comme on le voit, des trains roulent déjà entre la Chine et l’Europe, mais le système prévoit 5'000 trains d’ici 2020. Au retour, ces trains emporteront des marchandises produites en Europe et vendues en Chine (voitures, vins, alimentation, produits agricoles d’Europe). 

Tout cela est un coup dur pour la navigation maritime, déjà en difficulté, mais peut-être une opportunité pour des voies navigables intérieures, qui sont plus souples. Suivant quelles marchandises, elles pourront être acheminées vers la Baltique  en Russie, et chargées sur des barges à destination de l’Europe à voies navigables bien aménagées. Cela éviterait le transbordement de train à train.

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Hydrolienne

170520 II Les Hydroliennes = une alternative aux éoliennes

170520 II Les Hydroliennes = une alternative aux éoliennes

Tout le monde est d’accord de remplacer les centrales électriques à charbon par des éoliennes et autres. Cependant, personne ne veut des éoliennes près de chez lui, invoquant toutes sortes de motifs nombrilistes.

Il y a l’alternative des HYDROLIENNES. On remplace le courant d’air par celui de l’eau. Ici aussi, les pêcheurs sont opposés. Mais au moins elles ont l’avantage d’être sous l’eau et non visibles. C’est de l’énergie verte et 100% renouvelable. Plusieurs projets prometteurs ont vu le jour, dans plusieurs pays européens et d’Amérique du Nord.

En France, la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) va construire pour 2018, un parc de 39 hydroliennes dans le Haut Rhône non navigable, en aval du barrage de Génissiat. C’est un projet pilote de grande dimension qui pourra produire 6'700 MW/an (Méga Watts), ce qui équivaudra à la consommation de environ 2'700 habitants, et économisera 2'000 tonnes de CO2 par an.

Selon la CNR, ce projet est une première mondiale par sa taille. La CNR s’implique dans le développement de cette technologie pour des hydroliennes fluviales et maritimes, en participant aux études menées par des développeurs indépendants. Des essais concluants ont été faits sur la Loire et en Guyanne. La compagnie HydroQuest assurera le développement et CNR s’occupera de l’exploitation.

Le principe de l’hydrolienne est de se servir du courant des rivières ou des marées pour faire tourner 24h/24  des hélices sous marines. L’énergie reçue gratuitement par les courants est convertie en électricité. Les infrastructures sont légères et ne nécessitent pas de construction de barrages, laissant le cours d’eau libre, ce qui est bien pour la faune aquatique.

Le projet est déjà bien avancé, il devrait se finaliser en 2018. Son coût sera de 12 millions d’euros. Il devra démontrer et valider la faisabilité d’une série d’autres futures hydroliennes fluviales.

En Autriche, dans la région de Wachau, sur le Danube, classée au patrimoine de l’UNESCO en 2000, il était impossible d’installer des éoliennes, de même qu’un parc de panneaux solaires. Cette région s’est donc tournée vers des hydroliennes, invisibles. Une fois les autorisations reçues, ils ont installé des grosse hydroliennes de 6 tonnes en fond de rivière. Chaque hydrolienne couvre en besoin à 250 personnes en énergie électrique. La production ne s’arrête jamais car le fleuve coule tout le temps. Actuellement il y a 9 hydroliennes fluviales en service et la région pense en poser d’autres au vu des résultats.

C’est la compagnie Aqua Libre qui à développé ce type d’hydrolienne, après 10 ans de recherches. Le modèle est différent de celui développé en France, car elle flotte sous l’eau étant retenue par des points d’encrage sur le fond du fleuve.

L’anecdote est qu’un hôtelier de la région, tellement content de cette réalisation qui ne dénature pas le paysage, en a commandé une pour lui-même, afin d’alimenter son complexe Restaurant-Hôtel de luxe.

Le marché pourrait être énorme, il est évalué à 15 milliard d’euros sur 10 ans, selon l’entreprise française HydroQuest.

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Ceta

170519 Le CETA, traité hyper-dangereux !

170519 Le CETA, traité hyper-dangereux !

CETA = Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA)

Bien sûr, nous n’avons rien contre les Canadiens, mais le CETA qu’ont introduit les Européens et Canadiens est bien trop dangereux.

Etant donné que le Canada est lié avec les Etats Unis d’Amérique par des traités d’échanges commerciaux, le CETA qui lierait l’Europe et le Canada serait une passoire pour les produits américains. Surtout que nous n’avons pas voulu du TAFTA (+/- le même accord avec les USA).

Incroyable et vrai, Le Conseil de l’Europe, a décidé que cet accord serait effectif, même si certains pays de l’EU ne l’ont pas ratifié (l'article 30.7 de l’accord CETA stipule : « Les parties peuvent appliquer provisoirement le présent accord à compter du premier jour du mois suivant la date à laquelle elles se sont notifié réciproquement l’accomplissement de leurs obligations et procédures internes respectives ».

On voit ici que toutes les portes sont ouvertes aux échanges de mauvaise qualité, OGM et finances douteuses.

Aucun dirigeant, aucun gouvernement ne peut donc dire qu’il ne le savait pas. Tout a été négocié et décidé pour réaliser un coup de force. C’est au point que même l’avis du Parlement européen devient inutile.

La Commission européenne reconnaît que dès l’étude d’impacte du CETA, une augmentation des gaz à effet de serre sera inévitable avec les échanges marchands qui augmenteront (+ 23%), alors que cette même commission prétendait réduire ces émissions de 40% d’ici 2030.

L’accord prévoit également de faciliter l’importation d’énergies fossiles en provenance du Canada, du type sables bitumineux dont l’extraction est très controversée. Nous n’en avons pas voulu chez nous, alors il est tout à fait incohérent d’en importer.

L’accord prévoit également l’importation de produits agricoles tels que des tonnes de bœuf et porc en provenance du Canada, sans taxes douanières, alors qu’on subventionne ici nos paysans. Quelle autre incohérence !

Jean-Luc Mélenchon est un fervent opposant à cet accord, et il a raison. Il doit aussitôt que possible se battre au sein du nouveau gouvernement, en s’opposant à ces conditions de commerce international.  Pourtant il aura à faire car le traité est signé !?!  Et enfin, le mécanisme de règlement des « différends » contenu dans le traité, et même sous sa forme un peu édulcorée de Cour spéciale sur l’investissement (ICS). Car il permettra aux entreprises d’attaquer les décisions des États, notamment dans le cas de mise en place de législation protectrice de l’environnement comme par exemple l’interdiction de la fracturation hydraulique dans l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste.

Quel Monde !!! Il faut absolument se battre contre cette mondialisation indécente ! Se dit le Capitaine.

Infos sur : http://melenchon.fr/2017/01/30/alerte-le-ceta-passe-en-force/

et aussi : http://www.touteleurope.eu/actualite/qu-est-ce-que-le-ceta.html

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Construction occasion

170518 Construction avec des matériaux réutilisés

170518 Construction avec des matériaux réutilisés

Construire avec des matériaux réemployés, connaît un véritable succès croissant, partout dans le monde.

C’est une bonne nouvelle, que de réemployer des pièces de construction qui, au lieu de les démolir bêtement, sont recyclées soigneusement et intelligemment.  Une prise de conscience et un peu d’imagination, permet aux architectes de construire des bâtiments nouveaux, en utilisant des pièces venant d’anciens.  Une exposition intitulée « Matière Grise » se tient à Genève, sur ce thème à la Haute Ecole d’Architecture (hepia), jusqu’au 19 mai.

Les maîtres d’ouvrage ayant un bâtiment à déconstruire, peuvent s’adresser à une plateforme informatique « Salza »,  qui permet de mettre en lien le déconstructeur et le récupérateur.

Déjà quelques bâtiments ont été reconstruits selon ce procédé.

De la tôle ondulée récupérée barde trois façades d’une nouvelle habitation de la banlieue chic de Sydney. Des tuiles transforment un hangar des anciens abattoirs de Madrid un lieu culturel d’avant-garde. Des fenêtres, lucarnes, bois, toilettes, miroirs, carreaux de céramique achetés d’occasion par le café Noorderparkbar à Amsterdam. Même le futur siège du Conseil européen à Bruxelles, se pare d’une façade composée de vieilles fenêtres en chêne, collectées dans chacun des Etats membres.

Bien sûr, ce n’est pas si facile. Il y a des problèmes de conformité, d’autorisations, d’isolation, mais avec de l’imagination il est souvent possible de trouver une solution. A Riga en Lettonie, le toit des halles est construit avec les anciennes toitures de hangars allemands, où étaient abrités des dirigeables.

Le fin du fin, dans la construction d’appartements modernes, est d’utiliser des briques de terre cuite des greniers d’anciennes bâtisses.

Article sur le sujet : http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/11/15/construire-avec-des-materiaux-d-occasion_4524218_3244.html

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Robot voitures

170517 TAXER les ROBOTS !

170517 TAXER les ROBOTS !

Un robot vous a pris votre travail, taxons-le au même titre que vous payez des impôts sur votre revenu !

Le principe de taxer les robots fait son chemin. Il figurait même dans les arguments d’un certain candidat à l’élection présidentielle en France.

Pas si farfelue que ça, cette idée a même reçu le soutien de Bill Gates, patron de Microsoft !  Dans une interview accordée à « Qwartz », où il dit : « À l’heure actuelle, si un travailleur humain produit, disons une richesse de 50 000 dollars dans une usine, ce revenu est taxé. Si une machine vient et fait la même chose, on pourrait penser que nous imposerions le robot à un niveau similaire ».

En effet, lorsqu’on remplace un humain par une machine, le profit va aux actionnaires (ou propriétaires), qui déduisent l’investissement de la machine sur leur bilan. Après amortissement, cette machine rapporte gros, alors que le chômeur coûte à la société.  Il serait alors logique, que ces robots soient taxés lorsqu’ils sont employés à des fins économiques, pour compenser cela !

L’idée n’est pas uniquement Française, en Suisse un professeur de droit fiscal se penche activement sur cette question.

Pourtant, cette taxe demanderait que l’on afine exactement la définition d’un robot, car jusqu’à maintenant, le robot faisait partie des facteurs de production de l’entreprise. Il faudrait peut-être défiscaliser de la TVA à l’achat d’un robot, qui serait destiné à remplacer un être humain, (au même titre que l’employé sur lequel on ne paie pas de TVA, mais des charges sociales), et de le taxer ensuite sur les revenus générés par celui-ci.  Le but étant de ne pas freiner le développement d’une entreprise, ni son innovation, mais de redistribuer les finances que rapportent l’engin. L’idée est d’adapter cette réalité à notre économie de société, qui dans les années à venir sera réellement en déséquilibre.

On pourrait définir un salaire théorique pour un robot, indexé sur le travail qu’un être humain ferait ou faisait à sa place.

Beaucoup de possibilités s’offrent à cette réflexion. Pourvu que les politiques n’attendent pas encore des années avant de réagir !!!


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/pixels/article/2017/02/22/taxer-les-robots-une-bonne-idee_5083526_4408996.html#9JIOB1IsQTTfLUuE.99

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Alidade ii

 

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