Le Blog du Capitaine

Le Blog des états d'âme du Capitaine, du lundi au vendredi. Observer, narrer, critiquer, admirer, sans jamais juger, tel est l'esprit de ce Blog...

A noter que les samedis et dimanches vous pouvez retrouver des anciens blogs, complétés ou modifiés en fonction de l'actualité.

Ce mois de janvier 2017, vous étiez 875 personnes à venir me rendre visite, c'est gratifiant, et je vous en remercie.

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Poules

170223 Qui dit Bio dit...

170223 Qui dit Bio dit...

Le Bio c’est quoi au juste ?

L’agriculture biologique est la façon de cultiver des végétaux en harmonie avec la nature. Le respect des cycles naturels, les soins à la terre et le renoncement aux engrais et pesticides en sont la base. Les cultures Bio s’adressent autant aux fruits et légumes à l'oenologie ainsi qu’aux fourrages destinés à l’élevage du bétail dit Bio.

L’élevage du  bétail Bio est du bétail qui est élevé avec du fourrage Bio, des aliments Bios exempts de pesticides, garantis sans OGM, sans intrants (fertilisants, produits phytosanitaires de synthèse, hormones de croissance, médicaments, etc.). Ce sont des élevages respectueux de l’environnement. Cet élevage est dans le respect de l’équilibre sol/animal.

Cela s’applique autant à la filière bovine, ovine, que porcine et aux volailles avec quelques nuances pour les uns et les autres.

Ce qui permet de produire des fromages, des œufs et des viandes dits Bio.

Mais le Bio ne s’arrête pas là, il concerne aussi l’équilibre social des producteurs, la relation équitable entre producteurs, fabricants et distributeurs. Et plus encore pour les puristes, la gestion partagée du parc des machines agricoles afin de diminuer l’impact écologique de leurs fermes et favoriser le développement durable.

Outre les produits alimentaires Bios, le commerce a développé des produits cosmétiques Bios, des produits de ménage Bio, Des produits pour le jardinage Bio, et j’en passe.

Tous ces produits ont en commun, le respect de la planète, du monde animal, végétal et de l’humanité.

A l’instar de l’écologie, les produits Bios génèrent un énorme marché, qui ne cesse de grandir.

L’appellation Bio est à ne pas confondre avec Biodégradable. Il ne s’agit pas de la même source de valeurs, pour les premiers, nous venons de l’expliquer, alors que Biodégradable signifie qu’un produit issu de toutes sortes d’origines (naturelles, chimique et autres) se dégrade et retourne à ses éléments chimiques de base en un temps donné (12 heures, 24, 36 et autres).

Plus d’infos :

http://www.bio-suisse.ch/fr/lebourgeon.php et aussi https://www.bien-et-bio.com/conseils/alimentation-biologique/ et bien d'autres encore

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Moteur gnl

170222 Pollution : Gros efforts de la marine marchande et fluviale

170222  Pollution : Gros efforts de la marine marchande et fluviale

La marine marchande, regroupant le fret et la croisière, sont conscients de la mauvaise presse qu’ils ont et quelques uns tentent d’y remédier. En effet, l’usage de carburants de basse qualité, bon marché, mais très polluants est sur la sellette.  Leur teneur en particules fines et en soufre sont très polluants et sont dans le viseur des associations pour une planète plus propre, autant que dans celui des législateurs.

Des émissions de télévision ont alerté la population sur ce sujet et ont engendré des réactions fortes de la clientèle utilisant ces moyens de transport. Cette problématique va jusqu’à l’hésitation d’une certaine clientèle des croisiéristes à réserver leur billet vacance sur de tels bateaux.

Pour remédier à cela, certains gros acteurs de la filière des carburants chantiers navals et armateurs étudient des alternatives à ces carburants hyper polluants, de bon gré, mais aussi sous la pression des réglementations naissantes (Marpol).

La listes des intervenants impliqués dans cette course à la propreté sont Total, CMA CGM, Brittany Ferries,  Carnival Cruise Line, MSC et d’autres compagnies qui sont entrain de développer, avec les constructeurs navals, des moteurs fonctionnant au gaz naturel liquéfié GNL, et/ou créer des filtres à particules plus performants afin de réduire le taux de soufre à la limite inférieure à 0,5%.

L’Etat français, dans le cadre de la transition énergétique prévoit de favoriser l’installation de distribution de gaz naturel liquéfié dans les ports, destiné aux navires et bateaux fluviaux. Avec prochainement 28 ports envisagés en France métropolitaine, la distribution du GNL, a encore bien des investissements à réaliser à court terme pour être à la page.

Le GNL a l’intérêt de supprimer la quasi-totalité des émissions d’oxyde de soufre et de réduire les émissions de CO2 de 25%.  De plus il élimine les particules fines, ce qui redore le blason des paquebots de croisière.

Brittany Ferries, Total et le chantier de Flensburger Schiffbau sont en passe de construire un ferry qui sera mis en service en 2019, entre la France et l’Angleterre.

Carnival a commandé trois nouveaux paquebots au GNL qui seront livrés en 2020 et Aïda et Costa Croisières en ont commandé deux pour 2019 et 2020.

Cette nouvelle flotte à venir deviendra le fleuron des nouvelles croisières vertes choisies par ces compagnies.

Il est à noter que le GNL est en passe d’équiper aussi des camions et des locomotives.

Ce sujet sera traité dans un autre blog à venir…

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Bosco verticale

1170221 Milan s’est doté d’un immeuble à forêt verticale

1170221 Milan s’est doté d’un immeuble à forêt verticale

Dans le cadre de l’exposition universelle qui s’est déroulée à Milan en 2015, l’architecte Stefano Boeri a imaginé et réalisé des immeubles verts (Bosco verticale). Il s’agit de deux bâtiments (80 et 112m. de haut) recouverts de végétation du bas en haut.

Aux alentours, 900 arbres et arbustes ont été plantés sur des balcons, qui ont dû être un peu surdimensionnés (env. 3,5 mètres) pour accepter ces plantations.  Des chênes, des noisetiers, des hêtres, des frênes, des oliviers, des pruniers, des cerisiers des pommiers et quelques autres encore ont été cultivés en pépinières avant d’être hissés dans les étages de ces immeubles. Les essences de ces arbres et arbustes ont dû être sélectionnées, afin qu’elles soient absentes d’allergènes, d’épines, et qu’elles n’offrent pas trop de résistance au vent. Cette résistance au vent a d’ailleurs été testée en soufflerie à l’école polytechnique de Milan, ainsi qu’au centre anti-ouragans en Floride (IHRC).

Les plantes sont maintenues en place au travers d’un système de grillage qui sécurise l’œuvre en cas de coup de vent violent.

11'000 plantes couvrantes ont également été intégrées, ce qui représente en tout environ un hectare de végétation implantée sur ces immeubles.

L’arrosage est automatique et puise une partie de son eau dans les surplus des circuits de climatisation, ainsi que de la filtration des eaux de douche et cuisine, des bâtiments.

Ces immeubles sont de véritables poumons verts au milieu de la ville.

De plus, l’architecte a pensé à doter ces bâtiments de panneaux solaires qui alimentent les accessoires ci-dessus.

La question maintenant que l’immeuble est habité, est de savoir comment les habitants des lieux vont cohabiter avec cette nature débordante autour d’eux. Des milliers de coccinelles ont été libérées dans les plantations, afin de lutter contre les pucerons. Des oiseaux vont venir nicher, des chauves-souris, des papillons et bien d’autres colonisateurs animaux vont s’inviter dans les lieux. Il est bien sûr interdit d’utiliser des insecticides.

Cette œuvre éco dynamique a pour but de dépolluer l’air de la ville, en absorbant le CO2 et en libérant de l’oxygène. De plus, elle crée un micro climat régulant l’humidité et l’ombre.

Ce devrait être un îlot de bonheur au milieu de la cité.

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Dong centrale

170220 Une entreprises responsables

170220 Une entreprise responsable...

Par simple prise de conscience de leur état de pollueur, ou par obligation face à la pression écologique et gouvernementale, certaines entreprises font le grand virage de la propreté.

Quelles que soient leurs motivations, il faut souligner et encourager l’effort et l’investissement qu’une telle décision représente.

Nous avons ici l’entreprise « DONG Energy » qui représentait au début du 21ème siècle un des plus gros consommateurs de charbon destiné à faire de l’électricité et de la chaleur à distance, qui a décidé de se reconvertir vers des énergies plus vertes et renouvelables.

« Dong Energy », entreprise danoise (plus de 50% du capital est gouvernemental), est le principal fournisseur d’électricité, depuis les années 2000 des pays nordiques. Elle exploite aussi des puits de pétrole et de gaz en mer du nord, et est classée comme grand pollueur.

Pourtant celle-ci décide de changer son fusil d’épaule, et de se tourner vers des sources renouvelables, plus compatibles avec le développement durable.

De 2006 à 2016 elle a réduit de 53% ses émissions de CO2 en prenant la décision d’éliminer sa consommation de charbon dans la production d’électricité. L’objectif étant de le supprimer totalement d’ici 2023. Actuellement et depuis 2006 cette entreprise a déjà réduit sa consommation de charbon de 73%.

Pour ce faire, cette société a investi dans des centrales à biomasse et dans les parcs éoliens en mer du Nord.

Il faut noter que le charbon est actuellement l’un des carburants les plus utilisé au monde, à des fins de production électrique. La société « DONG Energy » devient ainsi la première européenne à prendre le virage des énergies propres.

Le carburant Biomasse utilisé dans les centrales du groupe, sont  les pellets et copeaux de bois provenant des déchets industriels de l’industrie du bois, ainsi que de la paille, des déchets de l’exploitation forestière. Cette même exploitation gère la forêt en reboisement continu, et la pousse du bois consomme, au cours de sa croissance l’équivalent CO2 de ce qu’elle libère au cours de sa combustion en production d'énergie. Le bilan écologique est presque à zéro, si l’on ne tient pas compte du transport.

En 2023 la réduction des émissions de CO2 correspondra à l’équivalent de celles de 9 millions de voitures.

Pour le positif, « DONG Energy » possède également les plus grands parcs éoliens de la mer du Nord. C’est donc un grand pas vers l’écologie que cette entreprise effectue.

Pour le négatif, cette société exploite les principaux  gisements  de pétrole et de gaz des pays du nord.

Nul n’est parfait …

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Abeilles

161209 II La surmortalité des abeilles

161209 II La surmortalité des abeilles

Il est bien triste de constater que les activités de l’homme vont à l’encontre de la vie faunistique, notamment celle des abeilles. Le taux de mortalité des abeilles, selon l’Union nationale des apiculteurs français (UNAF) est passé de 5% à 30% au cours des 15 dernières années, et cela ne va pas s’améliorer si on continue comme cela.

Les causes en sont les pesticides de nouvelle génération, le varroa, un acarien véritable vampire des rucher, le frelon asiatique, tueur impitoyable d’abeilles, et maintenant les monocultures à base d’OGM, sans compter la teigne des ruchers et bien d’autres encore.

Pour les pesticides, bien que certaines catégories aient déjà été interdite pendant la floraison dans les années 1970, l’arrivée des insecticide systémiques fût fatale aux insectes de toutes sortes, les nuisibles et non nuisibles. Ces pesticides peuvent tuer les abeilles, mais aussi les rendre irrémédiablement malade.

Le Varroa, venu d’Asie via l’abeille d’Asie a infesté notre abeille d’Europe dans les années 1980. Cet acarien s’attaque autant aux larves qu’aux abeilles ouvrières et aux bourdons adultes. Il pond ses œufs dans les cellules à couvain et se nourrit de celui-ci.

Le frelon asiatique est arrivé dans le sud ouest de la France dans les années 2004. Il infeste progressivement la France en direction du centre et du nord. Il serait arrivé dans de poteries importées de Chine. Il se gave et se régale d’abeilles.

Les OGM, elles, sont plus pernicieux car ils entrainent la mort de nombreuses abeilles, car elles favorisent la monoculture plutôt que la biodiversité si indispensable aux abeilles.

Les abeilles font un peu moins d’un rayon de 2 km autour de leur ruche pour butiner. A proximité des monocultures elles doivent transporter le pollen sur de très longues distances, et ne passent plus d’une plante à l’autre, favorisant la pollinisation. Elles s'épuisent et meurent en route.

Plus d’abeilles, plus de pollinisation. Plus de pollinisation plus de fleurs, de fruits, etc. Quelle misère… Et plus de miel pour les gourmands.

Outre les effets des OGM sur les abeilles, la filière apicole est économiquement menacée par la présence de pollen GM dans les produits. En septembre 2011, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a décidé que du miel contenant du pollen de maïs Mon810 était interdit faute d’autorisation du pollen comme aliment.

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Ambroisie

170218 II L’ambroisie Plante invasive

170218 L’ambroisie Plante invasive

L’ambroise est une variété d’armoise (Ambrosia artemisifolia) originaire d’Amérique du Nord. Elle a probablement été introduite en Europe, notamment en France, dans les années 1860 via une importation de graines fourragères, contaminées. Les graines d’Ambroisie ne se propagent pas par le vent comme les autres graines, mais plutôt par le transport et déplacement de terres contaminées lors de travaux de terrassement et de remblaiement.

Le transport de ces graines se fait malheureusement lors de grands travaux d’aménagement du territoire ou dans les cultures. Le fait de retourner la terre fait remonter les graines en surface. De plus sous notre climat continental, elles trouvent un milieu favorable à leur germination.

Depuis longtemps, cette plante est considérée comme parasite en Amérique du Nord et au Québec, et depuis maintenant plus de 30 ans, sous nos latitude aussi. Si bien que des observatoires on été créés, notamment en France et en Suisse. Ces observatoires scientifiques ont pour objectif de valoriser les connaissances sur cette plante, évaluer et surveiller sa propagation, d’informer les intervenant tels que maitres d’œuvre lors de grands chantier, évaluer les allergies possibles, informer la population, les agriculteurs, encourager la mise en place d’action de prévention et de lutte.

La lutte contre cette plante est de la responsabilité de chacun, et il n’y a aucun texte législatif contraignant s'y rapportant. Pourtant il est de responsabilité de tous autant que des Régions, Département, Communes, Cantons, etc. de contrôler le développement de cette plante parasite.

Depuis un décret du 4 janvier 2007, l’introduction involontaire, par négligence ou imprudence, est punie d’une amende de 750 euros (C. envir., art. 415-1, 2°). Mais l’application de cette loi reste délicate car les contrôles et la surveillance sont difficiles.  Au niveau local, certaines villes s’impliquent de façon plus spécifique en mettant en place des chartes ou des procédures permettant de limiter l’impact de ces plantes.

Un site très complet informe presque tout sur l’Ambroisie :  http://www.ambroisie.info

Contact : observatoire.ambroisie@dijon.inra.fr

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Filets de peche

170217 Farines de poisson et élevages animaliers

170217 Farines de poisson et élevages animaliers

Une ONG (Bloom) attire l’attention à juste titre, sur le fait que 25% des captures mondiales de poissons (environ 20 millions de tonnes) sont destinées à fabriquer des farines et huiles consacrées à l’élevage. Environ 55% vont à l’aquaculture, 20% à l’élevage porcin et 15% à l’aviculture, le reste se réparti parmi les autres aliments animaliers.

Problèmes :

Le 90% des poissons réduits en farine seraient comestibles pour nous occidentaux, mais  encore plus pour les populations des pays en voie de développement côtiers, pour qui c’est leur alimentation de base et une source du commerce local.

Par exemple, la côte Sénégalaise est pillée par des fabricants de farines d’origine russe, chinoise, coréenne et autres, installés sur place (selon Reuters).

Les sardines, les anchois, les harengs, les chinchards, maquereaux et autres petits poissons tombent dans les filets des pêcheurs industriels internationaux, qui vont pêcher dans les territoires où habituellement les pêcheurs artisanaux, régionaux, s’approvisionnent. Pire, les pêcheurs en pirogue vendent leurs poissons pour quelques sous de plus que le prix régional à ces fabricants, privant au passage toute une population de sa nourriture traditionnelle.

La menace est grande sur l’écosystème, car ces poissons du bas de la chaîne alimentaire, sont transformés en farines qui servent à la nutrition des élevages animaliers, industriels et semi industriels. De plus, cette pêche intensive prive les poissons endémiques de plus grande taille, tels que thons, cabillauds, daurades, dauphins et autres mammifères marins, de leur nourriture dite de fourrage. Il en va de même pour les oiseaux marins et les humains des régions concernées.

Ce terrible marché est issu de l’effet pervers de la mondialisation et de la gourmandise des pays riches qui peuvent offrir à leurs populations des produits toujours plus raffinés tels que saumons, crevettes, truites et autres, mais aussi des produits issus de l’élevage terrestre fermier et même de la nourriture pour nos animaux domestiques.

Cette pêche industrielle est contraire à la logique, à l’étique et au Code de conduite relatif à une pêche responsable établi par la FAO. Elle nous dirige tout droit vers l’épuisement des océans et à la disparition ou à l’affaiblissement de certaines espèces.

Mettre un frein à cette surexploitation, selon la Banque mondiale, qui, dans un rapport de février 2017, prônait une meilleure gestion des ressources halieutiques, qui permettrait de reconstituer la ressource, mais également la revalorisation du prix des prises  

Plus d’infos : http://www.bloomassociation.org/    Cette ONG Bloom milite entre autre et à juste titre pour l’interdiction de cette pêche dévastatrice qui pourrait être remplacée par des farines d’insectes, et déchets alimentaires riches en protéines, plutôt que du poisson de petite taille.

Et aussi : www.lemonde.fr/planete/article/2017/02/14/la-face-sombre-de-l-aquaculture_5079708_3244.html#2RSA5UyJ0pcuQGvv.99

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Drone pollinisateur

170216 Mini drônes pollinisateurs

170216 Mini drônes pollinisateurs

Au rythme où va le déclin de nos chères abeilles, qui sont détruites depuis plusieurs dizaines d'années, par les pesticides, les parasites et les maladies, des chercheurs (Eijiro Miyako) sont entrain de développer des drônes pollinisateurs.

Bien sûr, ces drônes ne serviront qu’à la pollinisation des fleurs, mais ne pourront pas fabriquer ce miel qu’on aime tant, ni la cire, ni la gelée royale et propolis utilisées en pharmacie.

C’est une grande perte que la disparition progressive d’une multitude d’insectes. De toutes parts ils sont agressés par l’agriculture intensive. Cette même agriculture qui sera dépossédée d’insectes pollinisateurs si on persiste dans cette direction. Sans pollinisation (action de faire tomber le pollen des étamines vers le pistil des fleurs), pas de fruit, pas de légume.  C’est ce qu’on appelle se tirer une balle dans le pied !

Des chercheurs japonais et américains développent actuellement des prototypes de drônes  plus ou moins de la taille des abeilles, destinés à polliniser les fleurs, afin que les légumes et fruits puissent se développer. Ces minuscules drônes vont aller survoler les fleurs, puis les heurter délicatement afin de faire tomber le pollen. Ils sont munis de fins crins de cheval et d’un gel destiné à capter le pollen. Puis en se frottant contre les étamines, le pollen tombe sur le pistil qui sera alors fécondé.

La taille du pollen varie entre 10 à 100 microns. Il est indispensable à la propagation des espèces végétales. Hors, avec la disparition des insectes certains cultivateurs sont obligés de polliniser à la main, munis d’un petit pinceau, fleur après fleurs. Cette méthode manuelle est déjà appliquée dans la province chinoise du Sichuan, mais cette méthode est laborieuse et très coûteuse.

C’est pour cette raison que les chercheurs se penchent sur des mini-drônes. Les premiers exemplaires à fonctionner sont munis de quatre hélices et ont une autonomie de 150 minutes. La méthode n’est pas bon marché, mais elle est beaucoup plus rapide. Pourtant elle n’est pas parfaite, car certains prédateurs s’y intéressent, les détruisant avant de se rendre compte de leur erreur.

Bien que ces travaux soient encore loin d’être mis en application dans les cultures, ils représentent un premier pas pour se préparer à un avenir dans lequel les abeilles seront toujours plus rares. Le but n’étant pas de remplacer les abeilles, bien sûr, mais de les épauler…

Plus d’infos : https://www.goodplanet.info/actualite/2017/02/12/mini-drones-pollinisateurs-a-rescousse-abeilles/#sthash.y6FPPJPw.dpuf

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Phare canada

170215 Le Phare de Haut-fond du Prince

170215 Le Phare de Haut-fond du Prince

Situé au milieu de l’embouchure du Saint-Laurent, le Phare de Haut-fonds du Prince, surnommé « La Toupie », a été construit en dur, de 1962 à 1964, remplaçant un bateau phare, qui était ancré sur ce banc de sable depuis 1902. Ce banc de sable est un des plus dangereux du Saint-Laurent. Il doit son nom à une aventure vécue par le prince de Galles en 1860, qui, lors de son passage en ces lieux, avec son yacht, toucha les hauts-fonds.  Il devint de facto le Haut-fonds-du Prince.

Synonymes : Phare de Haut-fond du Prince  -  Phare Prince Shoal  -  Phare N° 20

Il est situé à l’embouchure du fjord de Saguenay, à environ 7 km du village de Tadoussac, dans le Québec et est géré par les Canadian Coast Guard. Ici le Saint-Laurent est large de 22km.

Sa structure est en forme de toupie. Il fut construit par Drydock Champlain à Lévis, en face de la ville de Québec, à 105 milles des sa destination finale. Sa structure métallique se constitue de deux cônes opposée, en forme de sablier. Cette structure flottante fût remorquée, non sans difficulté jusqu’à sa position finale, à marée haute. Puis une fois positionnée, elle fut remplie d’eau afin qu’elle se pose sur le fond.  Ensuite, 8'000 tonnes de roche concassées et 141 m3 de ciment ont lentement remplacé l’eau du caisson, afin de l’alourdir et le sceller à son emplacement.

Marqué de lignes horizontales rouges et blanches, haut de 25m total, mais ayant sa plateforme à 14m en dessus de l’eau, il est muni d’une lanterne (1 éclat blanc toutes les 2,5s) éclairant jusqu’à 33milles et d’une corne de brume. Cette dernière est activée sur demande radiocommandée depuis les navires qui en ont besoin aux alentours. Il dispose également d’une plateforme pour les hélicoptères.

Sa forme est faite pour résister aux forts courants de marée et tempêtes, ainsi qu’aux glaces en hiver.

Infos : Phares du monde ( http://mondedesphares.fr/?Phare-de-Haut-fond-Prince )

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Bioethanol

170214 Biocarburants

170214 Biocarburants

Autant le dire tout de suite, il n’y a pas de maîtrise sur l’appellation « biocarburant ». C’est donc un nom générique qui regroupe diverses origines, finitions et mélanges de carburants d’origine naturelle. Par origine naturelle il est entendu de produits végétaux cultivés ou non, et non d’origine fossile.

On distingue les biocarburants destinés aux diesels et ceux destinés aux moteurs à essence :

Voitures à essence : Le SP95-E10 est en passe de devenir la première essence consommée en France en 2016. Il est aussi appelé E-85.

Véhicules diesel : Le biodiesel ou diester, est déjà le plus utilisé, mais ne représente pas trop d’intérêt côté gouvernement, car il présente encore quelques inconvénients.

La production de biocarburants utilise du colza, des betteraves, des algues et aussi des déchets végétaux aussi divers que déchets de pailles, déchets d’exploitation forestière et autres.  Un problème surgit dès lors sur la production de ces végétaux, qui attirent immédiatement l’agriculture, mais, qui demande des engrais, des surfaces de terrains, de l’arrosage, et peut-être des OGM.

En effet, si l’on compare les modes de fabrication actuels des uns et des autres, on constate ceci au niveau rendement des cultures de plantes destinées à être transformées :

Pour 4 millions d’hectares de culture de betterave dédiés à la fabrication du E-85, on obtient + /-12 millions de m3 de carburant essence.

Pour 4 millions d’hectares de culture de colza dédiés à la fabrication du diester, on obtient seulement +/- 5 millions de m3 de carburant diesel.

On constate immédiatement que l’écologie est déjà partagée entre la production et le résultat de la consommation de ces carburants.

Pourtant la réalité est que ces carburants sont déjà bien là.

En France il y a déjà plus de 5’500 stations qui distribuent  du SP95-E10 (essence) et le biodiesel est déjà distribué généralement en mélange à raison de 7 à 8% dans le gazole.

Le marché français du gazole représente environ  3'500 millions de m3 annuels, mais actuellement, tout n’est pas encore mélangé avec du diester.

Le parc des véhicules français en circulation,  est déjà à 97% compatible avec le SP95-E10 (essence).

De plus, un nouveau carburant pour les diesels professionnels est entrain de faire surface, l’ED95. Il est constitué de 95% de bioéthanol et de 5% d’additifs. Il permettrait de réduire de 50 à 90% les émissions de CO2 et de 70% des émissions de particules fines.

Comme on le voit, ce marché est en pleine évolution et va nous réserver quelques surprises dans les années à venir.

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Les voiles

 

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